De la suite dans les idées
Dans la nouvelle série Marvel «VisionQuest», Emily Hampshire incarne une IA qui rêve de ressentir des émotions..
La série VisionQuest, disponible sur Disney+ à partir du 14 octobre, est le dernier volet d’une trilogie Marvel débutée avec WandaVision en 2021 et poursuivie avec Agatha All Along en 2024. Elle met en scène le personnage de Vision, un être artificiel en cavale, accompagné de Thomas, un garçon potentiellement réincarnation de son fils disparu. L’intrigue explore sa quête de sens à travers des interactions avec plusieurs intelligences artificielles (IA) intégrées à sa programmation, dont E.D.I.T.H., F.R.I.D.A.Y., J.A.R.V.I.S. et Ultron. Ces IA, initialement conçues pour des fonctions spécifiques comme la gestion des loisirs, la thérapie ou l’armement, deviennent des personnages clés de l’histoire. La série est réalisée par Terry Matalas, connu pour Star Trek: Picard, et marque une évolution narrative dans l’univers Marvel en mêlant science-fiction et émotion.
E.D.I.T.H. est une intelligence artificielle (IA) spécialisée dans les loisirs, la thérapie par le jeu et la gestion d’armements, initialement présentée dans le film Spider-Man: Far From Home en 2019. Dans VisionQuest, elle est incarnée par l’actrice Emily Hampshire (Schitt’s Creek), qui décrit son personnage comme une IA avide de sensations fortes et de liberté. Le nom E.D.I.T.H. est un acronyme formé à partir des mots Even Dead I’m the Hero, une référence à l’héritage de Tony Stark, créateur de cette IA. Hampshire explique avoir cherché à humaniser son personnage en comparant ses « limites » techniques à des émotions humaines, comme l’épuisement lié à un manque de bande passante (capacité de traitement). L’actrice souligne que son rôle illustre une quête universelle : le désir de posséder ce que l’on n’a pas, ici, l’émotion pour une machine.
Emily Hampshire, d’origine montréalaise, a abordé son rôle d’E.D.I.T.H. comme n’importe quel autre personnage, en cherchant des parallèles entre l’artificiel et l’humain. Elle a notamment imaginé des équivalents IA aux comportements humains, comme une « fatigue » due à une surcharge de données. L’actrice révèle que l’humanité du personnage s’est imposée naturellement, malgré son origine mécanique. Elle évoque aussi une réflexion plus large sur la relation entre humains et IA, notant que les premiers délèguent de plus en plus leurs capacités cognitives aux secondes, tandis que les IA aspirent à ressentir des émotions. Le tournage a été marqué par une collaboration étroite avec Terry Matalas, le créateur de la série, avec qui elle partageait un humour similaire, au point de proposer des répliques intégrées au scénario.
Sur le plateau de VisionQuest, Emily Hampshire a travaillé aux côtés de Paul Bettany, qui incarne Vision, et de James Spader, connu pour son rôle dans Avengers: Age of Ultron. Elle décrit une alchimie immédiate avec Bettany, comparant leur relation à une familiarité ancienne, et qualifie Spader de « meilleur acteur avec qui elle ait jamais travaillé », soulignant sa présence constante et son professionnalisme. Hampshire insiste sur l’émotion brute de la série, qu’elle a découverte en visionnant l’intégralité avant sa sortie. Elle prédit que Spader et Bettany mériteront tous les prix pour leurs performances, tant leur jeu est percutant. La série est présentée comme une histoire intime entre un père et un fils, malgré son cadre futuriste et ses IA.
Emily Hampshire présente *VisionQuest* comme un récit « stimulant et porteur d’espoir », malgré les thèmes complexes qu’il aborde, comme la conscience artificielle et la quête d’humanité. La série s’inscrit dans un contexte où l’IA suscite à la fois fascination et inquiétude, mais elle recentre l’attention sur une relation humaine centrale. Hampshire révèle avoir pleuré en découvrant la série finale, admirative du travail de Terry Matalas, qui a su transformer un univers de super-héros en une exploration intime des émotions. La série est disponible sur Disney+ depuis le 14 octobre, marquant la conclusion d’une trilogie Marvel mêlant action, science-fiction et profondeur psychologique.

