☕️ NVIDIA parle de sa prochaine génération de CPU Rosa, qui sera dans la plateforme Feynman
Au début de l’année, NVIDIA présentait sa plateforme Rubin, avec un CPU Arm maison Vera (successeur de Grace) et un GPU Rubin (remplaçant de Blackwell). Vera dispose de 88 cœurs Olympus (architecture Arm v9.2) et 176 threads.
NVIDIA, une entreprise spécialisée dans les processeurs et les cartes graphiques, développe une série de plateformes matérielles pour répondre aux besoins croissants en intelligence artificielle (IA). Chaque plateforme est composée d’un ou plusieurs types de puces : un CPU (processeur central), un GPU (processeur graphique) et parfois un LPU (processeur dédié au traitement du langage). Depuis 2023, NVIDIA a présenté quatre plateformes successives : Hopper (CPU Grace, GPU Hopper), Blackwell (CPU Grace, GPU Blackwell), Rubin (CPU Vera, GPU Rubin, LPU LP3x) et Feynman (CPU Rosa, GPU Feynman, LPU LP40). Ces plateformes évoluent pour intégrer des technologies adaptées à l’IA, notamment l’IA agentique, qui désigne des systèmes capables d’agir de manière autonome pour accomplir des tâches complexes.
Le CPU Vera, présenté début 2025 dans la plateforme Rubin, est le premier processeur conçu par NVIDIA pour l’ère de l’IA agentique. Il utilise une architecture Arm v9.2, une version récente des instructions pour processeurs, et dispose de 88 cœurs Olympus avec 176 threads (unités de traitement parallèles). Ses caches mémoire sont renforcés : 2 Mo de cache L2 par cœur (contre 1 Mo auparavant) et 162 Mo de cache L3 unifié, soit un total de 338 Mo en cache L2+L3. Vera est également le premier CPU à supporter la précision FP8, une méthode de calcul plus efficace pour l’IA. Ces améliorations visent à accélérer les calculs tout en optimisant la consommation énergétique.
Rosa est le prochain CPU de NVIDIA, prévu pour la plateforme Feynman. Il utilise des cœurs maison Rigel, toujours basés sur l’architecture Arm v9.2. Ses améliorations incluent un cache L2 plus grand, une meilleure gestion des instructions et de la mémoire, ainsi que des performances par cœur supérieures à celles d’Olympus (le cœur du CPU Vera). NVIDIA promet que Rosa conservera la même empreinte silicium que Vera, c’est-à-dire qu’il occupera la même surface sur la puce, tout en offrant plus de puissance. Selon les estimations, Rosa pourrait comporter 128 cœurs Rigel ou plus, avec une amélioration potentielle des performances par cycle (IPC) de plus de 50 %.
Rosa sera fabriqué avec une technologie de gravure de 2 nm, une finesse qui permet de réduire la taille des transistors sur la puce pour améliorer les performances et réduire la consommation d’énergie. Deux technologies sont envisagées : le N2 ou l’A16 de TSMC, un fondeur taïwanais spécialisé dans la fabrication de puces. Le N2 est déjà en production depuis le dernier trimestre 2025, tandis que l’A16 est attendu pour 2027. Les technologies A14 et A12, encore plus avancées, sont prévues entre 2028 et 2030. Une gravure plus fine permet d’intégrer plus de transistors sur une même puce, augmentant ainsi sa puissance et son efficacité.
La plateforme Feynman, prévue pour succéder à Rubin, intégrera le CPU Rosa, un GPU Feynman et un LPU LP40. Ce dernier est le successeur du LPU LP3x de la plateforme Rubin et résulte d’un accord de licence entre NVIDIA et Groq, une entreprise spécialisée dans les processeurs dédiés au traitement du langage. Le LPU (Language Processing Unit) est une puce conçue pour accélérer les tâches liées au langage, comme le traitement des requêtes en IA. Feynman représente une étape majeure pour NVIDIA, avec des composants optimisés pour l’IA agentique et l’apprentissage par renforcement, une méthode où un système apprend par essais et erreurs pour améliorer ses performances.

