L’Iran frappe en Jordanie après des attaques sur des pétroliers iraniens
L'Iran a dit avoir capturé la veille un drone sous-marin de l'armée américaine à l'entrée du détroit d'Ormuz..
L'Iran a riposté aux frappes américaines contre ses pétroliers en attaquant une base militaire des États-Unis en Jordanie. Les Gardiens de la révolution, une branche armée idéologique de l'Iran, ont revendiqué cette frappe. Selon leurs déclarations, 20 missiles ont été tirés, dont 18 interceptés par la défense jordanienne et 2 tombés dans des zones désertes. La base visée, Al-Azraq, située à 100 km à l'est d'Amman, abrite des avions de combat comme les F-35, F-16 et F-15, ainsi que des abris pour ces appareils. L'Iran a également menacé de cibler d'autres navires pétroliers dans la région, notamment au Koweït et à Bahreïn, en ordonnant aux équipages de quitter les navires avant les frappes. Ces actions s'inscrivent dans une escalade des tensions entre les deux pays, marquée par des échanges de frappes depuis février 2024.
Les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens dans le Golfe en représailles à des attaques précédentes des Gardiens de la révolution contre un navire américain. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a indiqué avoir demandé aux équipages d'évacuer avant les frappes. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a averti que toute nouvelle attaque iranienne entraînerait des représailles similaires. Un pétrolier iranien a subi une attaque près de l'île de Kharg, sans faire de victimes. Ces événements perturbent le trafic maritime dans une zone stratégique, où transite environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Les tensions autour du détroit d'Ormuz, un point de passage clé, restent vives malgré un cessez-le-feu instauré en avril 2024.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir capturé un drone sous-marin américain moderne à l'entrée du détroit d'Ormuz. L'armée américaine a reconnu la perte d'un drone, mais sans préciser s'il s'agissait de l'appareil capturé, évoquant une panne technique. Ce détroit est un passage stratégique pour le transport maritime, notamment pétrolier. Les tensions autour de cette zone ont conduit à des échanges de frappes entre les deux pays, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis avril 2024. L'Iran a également revendiqué des attaques contre deux destroyers américains avec des missiles balistiques, bien que ces affirmations n'aient pas été confirmées par Washington.
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont fait grimper les prix du pétrole. Le baril de Brent (mer du Nord) a atteint 99,46 dollars mardi, avant de légèrement reculer à 99,38 dollars mercredi, soit une hausse de 1,49 %. Le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence américaine) a progressé de 1,59 % pour s'échanger à 94,51 dollars. Ces hausses reflètent les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, où transite environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz. L'Iran exige désormais une autorisation pour franchir ce détroit, une demande rejetée par les États-Unis et plusieurs pays de la région. Le gouvernement américain a également imposé des sanctions contre le secteur aérien iranien, ciblant notamment les compagnies Mahan Air et Iran Air.
Les États-Unis ont renforcé leur pression sur l'Iran en plaçant l'intégralité du secteur aérien iranien sur leur liste noire de sanctions. Cette mesure vise à isoler économiquement le pays en interdisant toute collaboration avec les compagnies aériennes iraniennes, dont les principales sont *Mahan Air* et *Iran Air*. Parallèlement, Washington maintient un blocus sur les ports iraniens, limitant les importations et exportations du pays. Ces sanctions s'ajoutent aux frappes militaires et aux tensions autour du détroit d'Ormuz, où les échanges de tirs se poursuivent malgré le cessez-le-feu d'avril 2024. L'objectif américain est de réduire la capacité de l'Iran à financer ses activités militaires et à exporter son pétrole, tout en protégeant les intérêts stratégiques dans la région.

