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Généraliste

Le PLQ veut sévir contre les plateformes de jeu en ligne

Le Devoir · mis à jour 9 sept.

Le parti veut les forcer à s’accréditer auprès du gouvernement pour lutter contre la dépendance au jeu chez les jeunes..

Proposition du PLQ

Le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par son chef Charles Milliard, propose une loi pour encadrer les plateformes de jeu en ligne. Cette mesure vise à lutter contre la dépendance aux jeux d'argent, en particulier chez les jeunes. Le PLQ souhaite que ces plateformes obtiennent une accréditation obligatoire auprès du gouvernement québécois. L'objectif est double : protéger les jeunes des risques de dépendance et générer des revenus supplémentaires pour l'État. Selon les estimations du PLQ, cette régulation pourrait rapporter 310 millions de dollars par an, dont une partie serait investie dans un fonds dédié à la prévention des problèmes de jeu. Le projet de loi serait déposé dans la première année d'un éventuel mandat libéral.

Rôle de la RCCJ

Pour appliquer cette régulation, le PLQ propose d'élargir les pouvoirs de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RCCJ), un organisme gouvernemental québécois déjà en place. La RCCJ serait chargée de vérifier que les plateformes de jeu en ligne respectent les règles et de prélever les cotisations nécessaires. Historiquement, cet organisme supervisait principalement les jeux de hasard physiques et les courses, mais il étendrait désormais son mandat aux jeux en ligne. Cette extension s'appuie sur un rapport du Groupe de travail sur le jeu en ligne, remis en 2014 au ministre des Finances de l'époque, Carlos Leitão. Le rapport recommandait notamment de réduire la responsabilité sociale de Loto-Québec, l'entreprise publique québécoise gérant les jeux de hasard, et de confier la prévention à une fondation indépendante.

Dépendance des jeunes

La dépendance aux jeux d'argent en ligne chez les jeunes est un enjeu croissant au Québec, comme ailleurs dans le monde. Selon des données citées par Le Devoir en 2025, la Maison Jean Lapointe, un centre de traitement des dépendances, a commencé à recevoir des jeunes aux prises avec ce problème. Les jeunes hommes seraient particulièrement touchés par cette dépendance. Cette situation a motivé le PLQ à agir rapidement, car les plateformes en ligne offrent un accès facile et constant aux jeux d'argent, ce qui peut aggraver les risques de dépendance. La proposition du PLQ s'inscrit dans une volonté plus large de protéger cette tranche de la population vulnérable.

Financement et prévention

Le PLQ estime que sa proposition générera des revenus annuels de 310 millions de dollars pour l'État québécois. Une partie de cette somme serait directement investie dans un fonds dédié à la prévention des problèmes de jeu, notamment chez les jeunes. Cette approche combine donc une mesure de régulation économique avec une volonté de santé publique. Le parti espère ainsi dissuader les utilisateurs de se tourner vers des plateformes illégales, qui échappent à tout contrôle et ne contribuent pas aux revenus de l'État. L'objectif est de créer un équilibre entre la lutte contre la dépendance et le maintien d'une industrie régulée.

Ce que ça pourrait changer

Cette proposition s'inscrit dans le cadre des élections québécoises de 2026, où le PLQ, mené par Charles Milliard, cherche à se distinguer sur des enjeux de santé publique et de régulation économique. Le parti mise sur cette mesure pour attirer les électeurs préoccupés par les risques liés aux jeux d'argent en ligne. Le PLQ présente cette initiative comme une solution pragmatique, combinant protection des jeunes et rentabilité pour l'État. La mesure sera annoncée officiellement par Charles Milliard lors d'un événement électoral à Laval, marquant ainsi le début d'une campagne axée sur la responsabilité et la modernisation des politiques publiques québécoises.

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