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D’étranges “nuées d’araignées” apparaissent sur Mars et leur origine intriguent les scientifiques

Science & Vie · mis à jour il y a 14 j

Deux sondes de l'Agence spatiale européenne capturent des images fascinantes de formations arachnéennes sur Mars, suscitant l'intérêt scientifique..

Phénomène martien intrigant

Des formations géologiques étranges, ressemblant à des nuées d’araignées (ou araignées de Mars), ont été observées à la surface de la planète rouge. Ces structures, qui s’étendent sur plusieurs centaines de mètres, sont composées de motifs sombres en forme de branches ou de toiles, visibles depuis l’orbite martienne. Leur apparence évoque des araignées, d’où leur surnom, bien qu’elles n’aient aucun lien avec des êtres vivants. Les scientifiques les associent à un phénomène naturel spécifique à Mars, encore mal compris. Leur étude pourrait révéler des indices sur l’histoire géologique ou climatique de la planète, notamment sur la présence passée ou actuelle d’eau sous forme de glace ou de gaz.

Origine géologique probable

Les chercheurs pensent que ces nuées d’araignées sont liées à un processus géologique unique à Mars, appelé sublimation inversée. Ce phénomène se produit lorsque la glace de dioxyde de carbone (CO₂), présente sous la surface martienne, se transforme directement en gaz sous l’effet de la chaleur solaire. La pression exercée par ce gaz en expansion fracture la glace et la poussière environnante, créant des motifs en forme d’araignées. Ces structures se forment principalement dans les régions polaires de Mars, où les températures varient fortement entre le jour et la nuit. Leur taille peut atteindre plusieurs centaines de mètres de diamètre.

Découverte récente

Les premières observations de ces formations remontent aux années 2000, grâce aux images haute résolution fournies par des satellites comme Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), une sonde spatiale de la NASA lancée en 2005. Les scientifiques ont d’abord cru à des artefacts ou à des ombres, avant de réaliser qu’il s’agissait d’un phénomène réel et répandu. En 2026, leur étude reste un sujet actif de recherche, avec des missions comme ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO), une sonde européenne, qui analyse leur évolution saisonnière. Ces données aident à mieux comprendre les cycles du CO₂ et de l’eau sur Mars.

Comparaison avec la Terre

Contrairement à la Terre, où la sublimation (passage direct de la glace à la vapeur d’eau) est rare, Mars offre un environnement idéal pour ce phénomène en raison de son atmosphère ténue et de ses températures extrêmes. Sur Terre, la sublimation se produit surtout en haute montagne ou dans les régions polaires, mais elle ne crée pas de motifs aussi spectaculaires. Les nuées d’araignées martiennes sont donc un exemple de la manière dont les conditions uniques d’une planète peuvent façonner des paysages géologiques inédits. Leur étude pourrait aussi éclairer les processus similaires sur d’autres corps célestes.

Ce que ça pourrait changer

Comprendre l’origine de ces formations est crucial pour les missions futures vers Mars, notamment celles qui visent à rechercher des traces de vie passée ou présente. Les motifs en *araignées* pourraient indiquer des zones où l’eau liquide a été active récemment, ou où des échanges gazeux entre la surface et l’atmosphère se produisent. Les agences spatiales comme la NASA ou l’ESA (Agence spatiale européenne) étudient ces structures pour préparer l’atterrissage de rovers ou de missions habitées. Leur analyse pourrait aussi aider à mieux modéliser le climat martien et son évolution sur des millions d’années.

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