NapseflowNapseflow
Tech

Après Kilian Jornet, Jimmy Gressier passe un coup de gueule contre l’UTMB : « ça fait mal au cœur »

Presse-Citron · mis à jour il y a 7 h

Le champion du monde du 10 000 m en 2025 a critiqué les organisateurs de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) pour la faible récompense décernée aux vainqueurs. Chez les féminines, c’est Blandine L'Hirondel qui a remporté la course.

Jimmy Gressier critique les primes

Jimmy Gressier, champion du monde du 10 000 m en 2025, a exprimé son mécontentement sur Instagram concernant les récompenses financières attribuées aux athlètes lors de l’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc), une course d’ultra-trail de 170 km remportée en 18 à 22 heures. Il souligne que les athlètes accomplissent un effort extrême, mental et physique, sur des distances bien supérieures à un marathon classique (42,2 km). Par exemple, le vainqueur de l’UTMB reçoit 20 000 €, une somme qui, après déduction des frais (agent, impôts, etc.), devient dérisoire. Gressier regrette que ces primes ne reflètent pas l’ampleur de l’événement, d’autant que les athlètes ne participent qu’à deux courses par an. Il dénonce un décalage entre les recettes des organisateurs et les revenus des coureurs.

Dotation globale de l'UTMB

L’UTMB est une épreuve phare du circuit mondial de trail, organisée par la société SAS UTMB Group, détenue majoritairement par Catherine et Michel Poletti via leur holding Poletti & Associés. Depuis 2021, une partie du capital a été cédée à The Ironman Group, faisant de l’UTMB une franchise. En 2025, l’enveloppe budgétaire globale allouée aux primes pour les épreuves reines (OCC, CCC, UTMB) s’élevait à 272 700 €, répartie de manière paritaire entre hommes et femmes. Pour l’UTMB seul, le vainqueur reçoit 20 000 €, le deuxième 12 000 € et le troisième 8 000 €. La dotation totale du circuit UTMB dans le monde atteint 336 660 €, montrant que l’événement de Chamonix concentre la majorité des récompenses.

Critiques sur la gestion financière

Jimmy Gressier dénonce un système où les organisateurs, comme The Ironman Group, profitent financièrement de l’engouement pour l’UTMB, tandis que les athlètes, qui assurent le succès de la course, perçoivent des primes jugées insuffisantes. Il évoque un manque de transparence et une répartition inéquitable des revenus. En 2024, Kilian Jornet, quadruple vainqueur de l’UTMB, avait déjà critiqué l’impact environnemental de la course et le manque de concertation avec les communautés locales, appelant même au boycott. Bien que Jornet ait ensuite renoué des liens avec les organisateurs, sa victoire en 2008 avait marqué un tournant dans l’histoire du trail.

Comparaison trail et marathon

Jimmy Gressier compare les primes du trail à celles des marathons sur route, bien plus élevées. Par exemple, les marathons majeurs comme Boston offrent des dotations globales dépassant le million d’euros, avec des primes individuelles pouvant atteindre 150 000 €. À l’inverse, les courses de trail comme l’UTMB ou la Western States 100 (160 km en Californie) proposent des récompenses bien moindres. La Western States 100, organisée par une fondation à but non lucratif, ne distribue aucun price money (prime en argent), respectant une tradition d’amateurisme où l’effort prime sur la performance financière. En 2026, le Français Vincent Bouillard l’a remportée en 13 heures et 46 minutes.

Ce que ça pourrait changer

L’UTMB, qui se déroule à Chamonix, attire chaque année plus de 50 000 personnes, dont 2 500 bénévoles, et reçoit plus de 25 000 demandes pour participer à la course reine, en hausse de 30 % sur un an. Malgré cette popularité croissante, les athlètes estiment que les primes ne reflètent pas l’ampleur de l’événement. Jimmy Gressier précise qu’il ne parle pas en son nom, mais au nom des athlètes en général, soulignant que les *primes d’apparence* (versées par les sponsors pour participer à une course) sont parfois plus généreuses que les primes à l’arrivée. Il conclut que cette situation est « honteuse » et « fait mal au cœur ».

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.