Nouveaux prix Apple, lunettes Meta Glasses et avenir d’Apple Pay en France : le récap tech de la semaine
À la une de la rubrique tech de Numerama cette semaine : Apple augmente ses prix en réaction à la pénurie de composants et dénonce les pratiques des fabricants de RAM. Meta lance des lunettes Meta Glasses sans la marque Ray-Ban, pour attaquer de nouveaux marchés, et le Crédit Agricole s'offre un bad buzz en lançant une application concurrente d'Apple Pay..
Apple a annoncé une augmentation significative des prix de plusieurs de ses produits en raison d'une pénurie mondiale de composants électroniques. Cette hausse concerne notamment les MacBook, iPad, Vision Pro, Apple TV et HomePod, avec des augmentations pouvant atteindre 600 €. Les prix des iPhone, Apple Watch et AirPods restent inchangés. Apple justifie cette décision par l'augmentation des coûts des composants comme la RAM (mémoire vive) et le stockage, ainsi que par la forte demande en mémoire et stockage liée à l'expansion des centres de données pour l'intelligence artificielle. Cette pénurie s'explique par l'essor rapide de l'IA et des technologies nécessitant des ressources importantes en mémoire. Les nouveaux tarifs reflètent donc cette pression sur les coûts de production, rendant les produits Apple moins accessibles pour les consommateurs.
Meta, la maison mère de Facebook, a dévoilé ses propres lunettes connectées sous la marque Meta Glasses, marquant une diversification de son offre. Ces lunettes, disponibles à partir de 309 €, proposent 26 styles différents et se positionnent comme une alternative moins coûteuse aux Ray-Ban Meta, tout en conservant une collaboration technique avec EssilorLuxottica, un géant des verres correcteurs. Meta continue de travailler avec Ray-Ban, mais souhaite élargir son public en utilisant sa propre marque. Ces lunettes intègrent des fonctionnalités avancées et visent à concurrencer des acteurs comme Samsung et Apple sur le marché des objets connectés. Leur lancement illustre une stratégie d'expansion pour Meta, qui cherche à diversifier ses produits au-delà des réseaux sociaux.
Le Crédit Agricole a lancé sa propre application de paiement mobile pour iPhone, offrant une alternative à *Apple Pay*. Cette initiative, rendue possible par le *Digital Markets Act* (DMA), une réglementation européenne visant à favoriser la concurrence, permet aux utilisateurs de payer via la puce *NFC* (Near Field Communication) sans dépendre d'Apple Pay. Cependant, cette fragmentation du marché des paiements mobiles pourrait compliquer l'expérience utilisateur, comme c'est le cas sur Android où plusieurs solutions coexistent. Apple Pay centralise de nombreuses fonctionnalités et est largement adopté en France, mais le DMA pousse les banques à proposer des alternatives. Cette situation soulève des questions sur la standardisation des services de paiement et l'impact sur les consommateurs.

