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De 30 à 910 € : la vignette automobile bientôt de retour en France, ça se précise

Presse-Citron · mis à jour il y a 20 j

L’idée est clairement en train de faire son chemin pour un éventuel retour..

Retour possible vignette

La vignette automobile, un impôt annuel pour les conducteurs disparu en 2001, pourrait faire son retour en France. Cette proposition émane de l'Institut mobilités et transitions (IMT), un think tank spécialisé dans la décarbonation des transports. Leur objectif est de compenser la baisse des recettes liées aux carburants, qui financent actuellement les infrastructures routières. En effet, avec la transition vers les véhicules électriques, ces revenus devraient diminuer, passant de 67,5 milliards d’euros par an à un pourcentage plus faible dans les recettes publiques (4,6 % contre 5,6 % en 2019).

Nouvelle redevance électronique

Contrairement à l’ancienne vignette collée sur le pare-brise, cette nouvelle taxe serait électronique et gérée via le numéro d’immatriculation du véhicule. Elle s’inspirerait du système déjà en place pour la vignette d’assurance, obligatoire en France depuis plusieurs années. Le montant varierait entre 30 et 910 euros par an, selon des critères comme les revenus du ménage, le nombre de véhicules détenus, leur type (thermique ou électrique) ou leur origine (fabriqués en Europe ou non). L’IMT souligne que cette flexibilité permettrait d’adapter la taxe à la situation de chaque conducteur.

Financement infrastructures routières

La quasi-disparition des recettes liées aux carburants menace le financement des infrastructures routières en France. Les experts de l’IMT estiment qu’une nouvelle redevance, comme cette vignette, serait nécessaire pour assurer l’entretien et le développement des routes. Actuellement, ces recettes représentent 67,5 milliards d’euros par an, mais leur poids dans les finances publiques diminue (4,6 % en 2026 contre 5,6 % en 2019). Cette baisse s’explique par la transition vers les véhicules électriques, moins taxés à l’achat et à l’usage.

Exemple belge en 2027

La Belgique a déjà mis en place un système similaire à partir de 2027. Les conducteurs devront enregistrer leur plaque d’immatriculation sur une plateforme numérique et payer une taxe annuelle comprise entre 90 et 125 euros, calculée en fonction des émissions du véhicule. Un tarif à la journée (entre 8,10 et 11,25 euros) sera également appliqué, ce qui pourrait concerner les Français traversant le pays. Certains touristes, comme un Lillois interrogé, critiquent déjà ces tarifs, estimant qu’ils sont élevés au regard de l’état des routes et des coûts supplémentaires comme les parkings payants.

Ce que ça pourrait changer

Cette proposition de vignette automobile reste à ce stade une idée défendue par l’IMT, et non une mesure officielle. Elle pourrait inspirer les candidats à l’élection présidentielle française de 2027, qui devront proposer des solutions pour financer les infrastructures routières dans un contexte de transition énergétique. L’objectif est de trouver un équilibre entre équité sociale (en tenant compte des revenus) et incitation à la transition écologique (via des tarifs différenciés selon le type de véhicule).

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