Vue par les satellites, la Méditerranée a battu ses records de température
La dernière canicule a été difficile à supporter pour bon nombre d'entre nous, et la mer Méditerranée aussi a énormément souffert. Des données satellites montrent à quel point sa surface a largement dépassé la température habituelle durant le mois de juin..
Le 29 juin 2026, la Méditerranée a enregistré une température de surface jusqu’à 8 °C supérieure à la moyenne saisonnière mesurée entre 1991 et 2020. Ces données proviennent du Copernicus Marine Service (CMEMS), un service européen spécialisé dans l’observation des océans via des satellites. Cette anomalie exceptionnelle a été confirmée par l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a partagé une image satellite illustrant cette hausse. La partie occidentale de la Méditerranée, notamment près des côtes françaises, espagnoles et italiennes, a été particulièrement touchée. Dans la mer Adriatique, entre l’Italie et la Croatie, les températures ont également dépassé les normales de 4 °C. Seule la mer Égée, près de la Turquie, a conservé des températures proches de la moyenne, avec même une zone fraîche en mer de Marmara. Ces records s’ajoutent à ceux déjà battus en juin 2023 et 2024, confirmant une tendance au réchauffement accéléré.
Juin 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré à la surface des océans mondiaux, avec une température moyenne maximale de 21 °C atteinte le 21 juin. Cette valeur dépasse tous les records précédents, selon les mesures du programme Copernicus, qui surveille l’état des mers et des océans. Une animation réalisée par l’ESA montre que la Méditerranée n’est pas la seule région concernée : la mer Baltique, le Pacifique près des côtes péruviennes et la mer du Japon ont également connu des hausses importantes. Au total, 82 % des océans de la planète ont été touchés par des températures supérieures aux normales au premier semestre 2026. Ce phénomène n’a été observé qu’une seule fois auparavant, en 2024, selon les données du CMEMS.
Les données utilisées pour établir ces records proviennent de satellites du programme *Copernicus*, un projet européen dédié à l’observation de la Terre. Ces satellites mesurent en continu la température des océans, permettant aux scientifiques de détecter des anomalies comme celle de juin 2026. Par ailleurs, les prévisions indiquent que le phénomène *El Niño*, un réchauffement naturel des eaux du Pacifique, pourrait aggraver encore la situation d’ici la fin de l’année. *El Niño* influence les courants marins et les températures à l’échelle mondiale, amplifiant ainsi les effets du changement climatique sur les océans. Ces observations soulignent l’importance des programmes de surveillance spatiale pour comprendre et anticiper les impacts du réchauffement climatique.

