Fin des disques PS5 : après l’annonce explosive, le silence total de PlayStation
Pourtant habitué à inonder ses canaux de communication avec des publications diverses et variées, PlayStation se terre dans le silence depuis l'annonce de la fin des disques. Pendant ce temps-là, le monde entier se moque de la firme nippone..
Le 1er juillet 2026, Sony a annoncé la fin définitive des jeux vidéo sur support physique (disques) pour sa console PlayStation 5. Cette décision prendra effet en janvier 2028, marquant un tournant majeur dans l'histoire du jeu vidéo. Le support physique concerne les jeux achetés en magasin sous forme de DVD ou Blu-ray, contrairement aux versions dématérialisées téléchargeables directement sur la console. Cette annonce a provoqué une vague de réactions, notamment de la part des revendeurs, des joueurs et des politiques, inquiets pour l'avenir des boutiques spécialisées et de l'accès aux jeux pour les consommateurs.
Depuis cette annonce, les réseaux sociaux ont été inondés de critiques et de moqueries envers Sony. Les revendeurs de jeux physiques s'inquiètent pour leur survie, tandis que des personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon en France, ont promis de légiférer pour protéger ce marché. Des entreprises extérieures au secteur du jeu vidéo, comme le lobby des produits laitiers ou Domino's Pizza, ont également ironisé sur la décision de Sony en proposant des alternatives absurdes, comme des pizzas ou du fromage 100 % numériques. Cette réaction généralisée montre à quel point l'annonce a été mal perçue par le grand public.
Contrairement à son habitude de communiquer abondamment, Sony a adopté un silence total depuis le 1er juillet 2026 sur tous ses canaux officiels (X, comptes régionaux, etc.). Cette absence de réaction contraste avec l'ampleur de la polémique. Les observateurs y voient une stratégie de communication défaillante, où le département de communication de la firme semble paralysé face à la crise. Certains analystes estiment que Sony a sous-estimé la résistance des joueurs attachés au support physique, malgré des chiffres officiels indiquant que 85 % des ventes de jeux étaient déjà dématérialisées au dernier trimestre 2025.
Les 85 % de ventes dématérialisées avancés par Sony ne reflètent pas la réalité du marché. En effet, cette statistique inclut tous les jeux achetés sur le PlayStation Store, y compris ceux qui ne sont pas disponibles en version physique. De plus, elle ne tient pas compte des ventes d'occasion, qui représentent une part importante du marché mais ne génèrent aucun revenu pour Sony. Des créateurs de contenu comme Canadian Guy Eh soulignent que cette méthode de calcul favorise artificiellement le dématérialisé et occulte des données essentielles, comme les ventes de jeux physiques en occasion, estimées à 12 unités pour 3 unités neuves dématérialisées dans un exemple cité.
Cette annonce s'inscrit dans une stratégie globale de Sony visant à renforcer son monopole sur la distribution des jeux vidéo. En supprimant le support physique, la firme contrôle davantage les ventes et les marges, car les joueurs sont obligés de passer par son PlayStation Store pour acheter ou louer des jeux. Les bonus exclusifs réservés aux versions numériques déséquilibrent également le marché en faveur du dématérialisé. Cette approche rappelle celle de Microsoft en 2013 avec la Xbox One, qui avait provoqué un tollé avant d'être abandonnée. Sony, qui s'était alors moqué de Microsoft, semble aujourd'hui adopter une méthode similaire.
Malgré le silence de Sony, des indices montrent que la transition vers le tout numérique est déjà en cours. Selon *The Verge*, la multinationale aurait déjà commencé à modifier ses usines pour cesser la production de disques. Cette décision irréversible suggère que Sony est déterminé à aller jusqu'au bout, malgré les critiques. Cependant, des alternatives existent pour une transition plus progressive, comme celle envisagée par Nintendo, qui continue de proposer des jeux physiques. La question reste ouverte : Sony fera-t-il marche arrière sous la pression, ou assumera-t-il pleinement son choix malgré les conséquences ?

