☕️ EA change officiellement de propriétaires, avec déjà une lourde dette à rembourser
Electronic Arts passe officiellement entre les mains d’un consortium à majorité saoudienne. Le géant américain du jeu vidéo a annoncé son acquisition par trois fonds d’investissements : le PIF (fonds public d’investissement) d’Arabie saoudite présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que les Américains Silver Lake Capital et Affinity Partners.
Electronic Arts (EA), un géant américain du jeu vidéo, a officiellement changé de propriétaires. Le groupe a été racheté par un consortium dirigé par le Public Investment Fund (PIF) d'Arabie saoudite, dont le président est le prince héritier Mohammed ben Salmane. Deux autres fonds d'investissement participent à cette opération : Silver Lake Capital et Affinity Partners, ce dernier étant géré par Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain Donald Trump. Cette acquisition a été finalisée après avoir obtenu l'approbation des régulateurs américains et européens, notamment la Commission européenne qui a donné son feu vert le 23 juillet 2026.
L'acquisition d'EA a été réalisée pour un montant de 55 milliards de dollars, ce qui en fait la deuxième plus grosse opération du secteur après le rachat d'Activision Blizzard par Microsoft pour 69 milliards. EA a quitté le marché boursier NASDAQ, où elle était cotée depuis 37 ans. Les actionnaires ont reçu une prime de 25 % sur la valeur de leurs actions, passant de 170 dollars à 210 dollars par action. Cette opération financière marque un tournant pour l'entreprise, désormais détenue par des fonds d'investissement étrangers.
Malgré l'acquisition, les résultats financiers d'EA pour le premier trimestre 2026 ne sont pas à la hauteur des attentes. Les net bookings (ventes et dépenses dans les jeux) s'élèvent à 1,35 milliard de dollars, soit 130 millions de moins que les 1,48 milliards estimés par les analystes. Le jeu Battlefield 6, bien que lancé avec succès, peine à maintenir l'engagement des joueurs, ce qui soulève des doutes sur sa rentabilité à long terme. Toutefois, le bénéfice net a presque doublé, passant de 201 millions à 397 millions de dollars sur un an.
L'acquisition a été financée en partie par un leveraged buyout (LBO), un montage financier où une partie du rachat est couverte par des emprunts. EA doit désormais rembourser une dette de 20 milliards de dollars, ce qui représente un défi majeur pour sa trésorerie. Les intérêts et le remboursement de cette dette pèseront lourdement sur les finances de l'entreprise. Pour l'instant, aucun plan de réduction des coûts, de licenciements ou de fermeture de studios n'a été annoncé. L'entreprise devra donc générer suffisamment de revenus pour assurer sa stabilité financière tout en honorant ses engagements.
Malgré ce changement de propriété, le siège social d'EA reste situé à Redwood City, en Californie. Andrew Wilson, président et directeur général de l'entreprise, a salué le travail des employés, soulignant leur rôle dans la croissance d'EA. Il a également mis en avant l'importance du montant de l'acquisition, soit 55 milliards de dollars. Aucune modification n'a été annoncée concernant la direction ou la structure de l'entreprise pour le moment.

