NapseflowNapseflow
Culture

Les enfants de la guerre 1 : Se souvenir du Soudan

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 1 h

Taliah, Maryam et Hamad sont nés au Soudan et ont connu la guerre civile qui déchire le pays depuis des années. Depuis leurs regards d’enfants, tous trois racontent les violences de la guerre, les bombardements et leurs espoirs pour leur pays..

Contexte de la guerre

Le 15 avril 2023, une guerre civile éclate au Soudan, opposant principalement l’armée régulière (Forces armées soudanaises, FAS) et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Ce conflit a débuté par des combats violents à Khartoum, la capitale, avant de s’étendre à d’autres régions. Les civils, dont de nombreux enfants, subissent des bombardements, des pillages et des violences ciblées. Les FSR, un groupe armé créé en 2013 à partir des Janjaouid (milices janjawid), sont accusés de violations massives des droits humains. La guerre a déjà causé des milliers de morts et déplacé plus de 10 millions de personnes, selon des estimations récentes. Les témoignages des enfants comme Taliah, Maryam et Hamad illustrent l’ampleur des violences et leur impact sur les familles.

Témoignage de Taliah

Taliah, 13 ans, a grandi sur l’île de Tuti, à Khartoum, dans une maison entourée de manguiers, de bananiers et de tomates. Sa famille possédait une ferme luxuriante, décrite comme un « paradis ». Le 15 avril 2023, la guerre éclate brutalement : des bombardements nocturnes, des pillages de maisons et des violences entre groupes armés transforment son quotidien. Pour survivre, sa famille doit se cacher sous les lits, fermer portes et fenêtres, et subir des nuits de terreur. Malgré la peur, Taliah exprime aussi une forme de résilience, notamment en apprenant le français et en se faisant des amis après avoir fui au Canada. Elle rêve de devenir médecin pour soigner les soldats blessés, un choix motivé par son expérience de la guerre. Ce témoignage montre comment la violence a détruit son environnement familier, tout en ouvrant une nouvelle vie à l’étranger.

Parcours de Maryam

Maryam, née en Égypte mais ayant grandi à Khartoum, a vécu jusqu’à ses cinq ans dans une grande maison entourée de nature, où sa famille cultivait du blé et élevait des moutons. Son enfance était marquée par l’abondance de fruits comme les mangues, les pastèques et les dattes, qu’elle cueillait dans les arbres. Cependant, sa mère, engagée politiquement, participait à des manifestations contre le gouvernement soudanais, un régime considéré comme strict. Face aux pressions des autorités, la famille quitte le Soudan pour la France en 2022. Maryam, qui ne parlait pas français à son arrivée, intègre le CP avec difficulté mais finit par se faire deux amies. Elle découvre un environnement urbain très différent de son pays natal, notamment par le manque de nature. Aujourd’hui, elle souhaite devenir journaliste pour raconter l’histoire des Soudanais et dénoncer la guerre qui ravage son pays depuis avril 2023.

Récit de Hamad

Hamad, 13 ans, a quitté le Soudan avec sa famille en 2022 pour s’installer en France. Au Soudan, il a été témoin d’une scène traumatisante : alors qu’il jouait au football avec son cousin, des soldats ont ouvert le feu dans la rue, tuant plusieurs personnes. Les deux enfants ont fui en entendant les coups de feu, avant qu’un soldat ne les épargne in extremis. Ce massacre a marqué Hamad, qui décrit le Soudan comme un « endroit pour massacrer des gens gratuitement » et un pays « inhabitable ». Pour lui, la paix est une condition essentielle à la vie. Son récit illustre l’arbitraire de la violence dans un conflit où les civils, y compris les enfants, sont pris pour cibles. En France, sa famille voit ce départ comme une « nouvelle opportunité », mais Hamad garde des séquelles psychologiques liées à son expérience.

Ce que ça pourrait changer

Les trois enfants, Taliah, Maryam et Hamad, partagent un point commun : leur vie au Soudan a été bouleversée par la guerre, qui a détruit leurs repères familiaux, sociaux et géographiques. Leurs témoignages révèlent des traumatismes profonds, mais aussi une volonté de reconstruire leur avenir. Taliah aspire à étudier la médecine au Canada, Maryam rêve de devenir journaliste pour donner la parole aux Soudanais, et Hamad insiste sur l’importance de la paix. Leurs parcours montrent comment l’exil offre une chance de survie, mais laisse aussi des cicatrices. La guerre au Soudan, qui dure depuis avril 2023, a déjà déplacé plus de 10 millions de personnes et causé des milliers de morts, selon des estimations. Ces récits soulignent l’urgence de ne pas oublier le conflit et ses victimes, alors que l’attention internationale se tourne vers d’autres crises.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.