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Géopolitique

Après l’attaque massive sur Moscou, la Russie durcit le ton : “Une réponse viendra”

Courrier International · mis à jour 21 sept.

Frappée par une attaque de drones d’une ampleur inédite le dimanche 20 septembre, Moscou s’est réveillée sous le choc en plein dernier jour des législatives. Dans la presse russe, entre promesses de riposte et crainte d’une nouvelle escalade, les réactions dessinent deux récits très différents de cette nuit sous tension..

Attaque massive de drones

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 septembre 2026, Moscou et sa région ont subi l’une des plus importantes attaques de drones depuis le début de la guerre en Ukraine. Selon les autorités russes, plus de 1 600 drones ont été abattus sur l’ensemble du territoire, dont 450 dans la zone de la capitale. Cette attaque a causé la mort de trois personnes et blessé vingt autres à Moscou et dans sa périphérie. Un drone a également endommagé la raffinerie de pétrole du district de Kapotnia, paralysant par ailleurs les aéroports moscovites où plus de 400 vols ont été retardés. Les drones sont des engins volants télécommandés, souvent utilisés dans les conflits modernes pour des frappes ou des missions de reconnaissance. Leur utilisation massive marque une escalade dans les hostilités entre la Russie et l’Ukraine.

Réaction du Kremlin

Le Kremlin a immédiatement réagi à cette attaque en la qualifiant d’opération de sabotage visant à perturber les élections législatives russes, qui se déroulaient ce même week-end. Dmitri Peskov, porte-parole du président Vladimir Poutine, a affirmé que cette offensive n’avait eu « aucun effet » sur le scrutin. Parallèlement, la Commission électorale centrale a indiqué que 74 bâtiments abritant des bureaux de vote avaient été endommagés ou détruits dans dix régions, dont certains directement touchés par des bombardements. Ces élections législatives permettent d’élire les députés de la Douma, l’assemblée nationale russe. Le terme sabotage désigne ici une action clandestine destinée à déstabiliser un adversaire, en l’occurrence en perturbant un processus électoral.

Impact sur les élections

L’attaque a coïncidé avec la fin des élections législatives en Russie, ce qui a permis au pouvoir en place d’exploiter cet événement pour discréditer l’opposition. Les autorités russes ont accusé l’Ukraine d’être à l’origine de cette frappe, bien que cette dernière n’ait pas revendiqué l’attaque. Les dégâts matériels, notamment dans des écoles et des bureaux de vote, ont soulevé des questions sur la capacité des autorités à garantir la sécurité des électeurs. Les élections législatives en Russie se déroulent sous haute surveillance, avec un contrôle strict des médias et une opposition souvent marginalisée. Les résultats de ce scrutin restent incertains, mais cette attaque a mis en lumière les tensions persistantes entre les deux pays.

Ce que ça pourrait changer

Cette attaque survient dans un contexte de guerre prolongée entre la Russie et l’Ukraine, qui dure depuis 2022. La Russie a annexé plusieurs régions ukrainiennes en 2022, dont celle de Zaporijjia, mentionnée dans l’article, où une école a été touchée par des bombardements. Les frappes de drones, comme celle subie par Moscou, sont devenues une tactique courante dans ce conflit. L’Ukraine, soutenue par des pays occidentaux, mène des opérations de contre-attaque pour affaiblir la Russie. Les élections législatives russes, quant à elles, sont un événement politique majeur qui permet au parti au pouvoir de renforcer sa légitimité, malgré les critiques internationales sur le manque de transparence du processus électoral.

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