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Généraliste

Fréchette interpelle Carney au sujet d’une possible ingérence dans la campagne

Le Devoir · mis à jour 25 sept.

Selon TVA, le gouvernement fédéral aurait mis Québec en garde contre cette possibilité dès le début de l’année..

Alerte fédérale sur ingérence

Dès le début de l’année 2026, le gouvernement fédéral canadien a informé à trois reprises le gouvernement québécois de risques d’ingérence étrangère dans les élections provinciales prévues en 2026. Ces mises en garde ont été transmises au début de 2026, « au cours des derniers jours » et au début du mois de septembre. Le terme ingérence étrangère désigne ici des actions menées par des acteurs extérieurs au Canada (États, groupes privés, lobbies) visant à influencer le déroulement ou les résultats d’un scrutin, par exemple en diffusant de fausses informations ou en soutenant financièrement un parti. Ces alertes ont été relayées par des médias comme TVA, qui cite des sources internes au gouvernement. Christine Fréchette, première ministre sortante du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), n’a réagi qu’en septembre 2026, en contactant son homologue fédéral, Mark Carney, pour évoquer ces risques. Cette réaction tardive soulève des questions sur la gestion de la situation par les autorités québécoises.

Groupe suspecté d’influence

Selon TVA, un groupe de pression nommé Defense Analyses and Research Corporation (DARC) serait impliqué dans des tentatives d’influence en faveur du Parti québécois (PQ), l’un des principaux partis d’opposition au Québec. Le gouvernement fédéral aurait alerté les autorités québécoises au sujet de ce groupe dès septembre 2026, en précisant qu’il cherchait à peser sur l’élection. Le DARC est une organisation dont le rôle exact n’est pas détaillé dans l’article, mais son nom suggère une activité liée à l’analyse stratégique ou à la recherche, ce qui pourrait inclure des activités de lobbying ou de désinformation. Le PQ, parti souverainiste, est traditionnellement perçu comme un acteur clé de la politique québécoise. Cette information indique que les risques d’ingérence pourraient provenir de structures privées plutôt que d’États étrangers, bien que le contexte exact reste flou.

Négociations américaines secrètes

L’ambassade des États-Unis à Ottawa aurait tenté, au cours des derniers mois, de négocier directement avec le gouvernement québécois des questions liées aux tarifs commerciaux, c’est-à-dire aux droits de douane ou aux taxes appliquées aux échanges entre le Québec et les États-Unis. Une source citée par TVA affirme que cette démarche a été signalée au gouvernement fédéral, qui n’a pas encore confirmé ou infirmé ces informations. Les tarifs sont un enjeu économique majeur dans les relations entre le Québec et son voisin américain, car ils influencent les prix des biens échangés et la compétitivité des entreprises. Cette tentative de négociation directe, en marge des canaux officiels, pourrait être perçue comme une forme d’ingérence si elle visait à influencer les décisions politiques québécoises en échange d’avantages économiques.

Ce que ça pourrait changer

Christine Fréchette, première ministre du Québec, a annoncé qu’elle s’expliquerait plus tard dans la journée sur les mesures prises depuis les alertes fédérales. De son côté, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré ne pas avoir de *preuves* concrètes d’ingérence, tout en reconnaissant l’importance du sujet. Elle a évoqué la possibilité de mentionner ces risques à ses homologues étrangers, comme le secrétaire d’État américain Marco Rubio, si des éléments tangibles étaient identifiés. Le terme *preuves* renvoie ici à des éléments concrets (documents, témoignages, données techniques) permettant d’établir un lien direct entre une action étrangère et une tentative d’influence. L’absence de preuves publiquement reconnues rend difficile l’évaluation de la gravité réelle des risques signalés.

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