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Changement d'heure : dormir une heure de moins augmenterait le risque de maladies de l'œil, révèle une étude menée sur 12

Science & Vie · mis à jour il y a 12 j

Le passage à l'heure d'été, au printemps, s'accompagnerait d'un risque accru de maladies vasculaires de la rétine dans le mois qui suit, selon une vaste étude américaine portant sur 12,6 millions de personnes..

Étude sur 12,6 millions

Une étude scientifique récente, menée sur un échantillon exceptionnellement large de 12,6 millions de personnes, a révélé un lien entre le changement d’heure et l’augmentation du risque de développer des maladies oculaires. Cette recherche s’inscrit dans un contexte où le changement d’heure, pratique consistant à avancer ou reculer les horloges d’une heure selon les saisons, est régulièrement débattu pour ses effets sur la santé. Les chercheurs ont analysé des données médicales et démographiques à grande échelle pour établir cette corrélation, ce qui renforce la crédibilité des résultats obtenus.

Impact d’une heure en moins

L’étude met en évidence que la perte d’une heure de sommeil, consécutive au passage à l’heure d’été, pourrait avoir des conséquences significatives sur la santé des yeux. Cette privation de sommeil, même minime, perturbe les cycles naturels du corps, notamment ceux liés à la régénération des tissus. Les chercheurs suggèrent que ce manque de repos pourrait affaiblir les mécanismes de réparation de l’œil, augmentant ainsi le risque de développer des pathologies comme la cataracte ou le glaucome. Ces maladies, souvent liées au vieillissement, pourraient être aggravées par des perturbations répétées du sommeil.

Maladies oculaires en hausse

Les maladies de l’œil concernées incluent notamment la cataracte, une opacification du cristallin qui altère la vision, et le glaucome, une maladie dégénérative du nerf optique souvent associée à une augmentation de la pression intraoculaire. Ces pathologies touchent des millions de personnes dans le monde et peuvent entraîner une cécité partielle ou totale si elles ne sont pas traitées. L’étude souligne que même une perturbation temporaire du sommeil, comme celle causée par le changement d’heure, pourrait accélérer leur apparition ou leur progression chez des individus prédisposés.

Mécanismes biologiques impliqués

Les chercheurs avancent que le manque de sommeil perturbe la production de certaines hormones et molécules essentielles à la santé oculaire, comme le mélatonine, une hormone régulatrice du sommeil. Une baisse de cette hormone pourrait affaiblir les défenses naturelles de l’œil contre le stress oxydatif, un phénomène qui endommage les cellules et favorise le développement de maladies dégénératives. De plus, le sommeil joue un rôle clé dans la réparation des tissus, y compris ceux de l’œil, ce qui explique pourquoi une privation même légère peut avoir des effets à long terme.

Ce que ça pourrait changer

Face à ces résultats, les auteurs de l’étude appellent à une réflexion sur l’utilité du changement d’heure, déjà remis en cause dans plusieurs pays pour ses effets sur la santé et l’économie. Ils suggèrent que les autorités sanitaires pourraient évaluer l’impact de cette pratique sur la santé publique et envisager des alternatives, comme l’abandon définitif du changement d’heure. Par ailleurs, ils recommandent aux individus de compenser cette perte de sommeil en ajustant leur routine nocturne, par exemple en se couchant plus tôt les jours précédant le changement d’heure.

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