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Géopolitique

Selon le président iranien, il est “très difficile de communiquer” avec le guide suprême

Courrier International · mis à jour il y a 1 h

Très critiqué par le camp conservateur, le président réformateur Masoud Pezeshkian a fait part mercredi des difficultés qu’il y avait à communiquer avec Mojtaba Khamenei. Une déclaration lourde de sens, dans un contexte de lutte de pouvoir entre le président et les Gardiens de la révolution et de rumeurs sur sa possible démission..

Crise politique en Iran

Le président iranien réformateur Masoud Pezeshkian a révélé le 5 août 2026 qu’il était très difficile de communiquer avec Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême de l’Iran. Cette déclaration survient dans un contexte de tensions internes entre le pouvoir exécutif et les conservateurs. Le guide suprême est la plus haute autorité politique et religieuse en Iran, un rôle traditionnellement occupé par des figures influentes comme l’ayatollah Ali Khamenei, décédé en février 2026. Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide, est perçu comme une figure discrète et moins médiatique, ce qui rend les échanges avec lui particulièrement complexes selon Pezeshkian.

Rivalités internes

Masoud Pezeshkian, élu en 2024, est un réformateur qui souhaite normaliser les relations de l’Iran avec l’Occident, notamment les États-Unis. Cependant, il fait face à une opposition forte des conservateurs et des Gardiens de la révolution, une armée idéologique du régime iranien. Ces derniers rejettent tout compromis avec les États-Unis, qu’ils considèrent comme une trahison. En juin 2026, Pezeshkian a signé un protocole d’accord avec Donald Trump pour mettre fin à la guerre entre les deux pays, une initiative critiquée par les ultraconservateurs. Ces tensions ont conduit à des rumeurs sur une possible démission du président, systématiquement démenties par son camp.

Menaces de démission

Selon des sources proches de la famille Khamenei, Masoud Pezeshkian aurait menacé de démissionner à plusieurs reprises sous la pression des conservateurs. Ces allégations ont été relayées par des médias iraniens, mais le bureau du guide suprême a immédiatement démenti, qualifiant ces informations de fausses et mensongères. Cette réaction est rare, car elle montre une volonté de clarifier la situation en public. Le guide suprême a même indiqué qu’il accepterait la démission de Pezeshkian si celle-ci était renouvelée, une déclaration inhabituelle qui souligne l’ampleur des tensions au sommet de l’État iranien.

Contexte géopolitique

L’Iran traverse une période de transition politique et militaire depuis le décès de l’ayatollah Ali Khamenei en février 2026. Mojtaba Khamenei, bien que moins présent médiatiquement, reste une figure centrale du pouvoir. La guerre en cours avec les États-Unis et les rivalités internes entre réformateurs et conservateurs compliquent la gouvernance du pays. Les Gardiens de la révolution, qui jouent un rôle clé dans la sécurité et la politique étrangère, renforcent leur influence, marginalisant parfois le pouvoir civil. Cette dynamique crée un climat d’incertitude quant à la stabilité du régime.

Ce que ça pourrait changer

En juin 2026, Masoud Pezeshkian a signé un protocole d’accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre entre les deux pays. Cet accord, négocié par voie numérique, est perçu comme une victoire par les réformateurs mais comme un *compromis inacceptable* par les conservateurs. Ces derniers accusent Pezeshkian de prendre des décisions sans consulter le guide suprême, ce qui aggrave les tensions. L’accord reste donc fragile, d’autant plus que les ultraconservateurs continuent de dénoncer toute collaboration avec l’Occident.

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