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Meta, un géant du cloud au même titre qu’Amazon et Microsoft : le nouveau pari fou (et très risqué) de Mark Zuckerberg

Presse-Citron · mis à jour il y a 19 j

Alors que les investisseurs paniquent devant les 140 milliards de dollars engloutis par Meta dans l’intelligence artificielle, Mark Zuckerberg s’apprête à lancer le projet Meta Compute pour transformer ses serveurs en un géant du cloud mondial..

Meta veut devenir géant

Meta, l’entreprise derrière Facebook, Instagram et WhatsApp, s’apprête à bouleverser son modèle économique traditionnel. Jusqu’ici, son revenu principal provenait de la publicité, grâce à l’attention des 4 milliards d’utilisateurs de ses réseaux sociaux. Mais Mark Zuckerberg, son PDG, annonce un virage radical : Meta veut désormais devenir un acteur majeur du cloud computing, un domaine dominé par Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud. Pour y parvenir, l’entreprise lance Meta Compute, un projet visant à louer la puissance de ses serveurs et ses modèles d’intelligence artificielle (IA) à des entreprises tierces. Cette stratégie repose sur l’idée que les serveurs de Meta, souvent sous-utilisés, pourraient générer des revenus en vendant leur capacité de calcul à d’autres acteurs du numérique.

Dépenses historiques en IA

Ce virage s’accompagne d’investissements colossaux. En 2026, Meta prévoit de dépenser entre 125 et 145 milliards de dollars, soit près du double de l’année précédente, principalement pour construire des data centers (des centres de données géants) et acheter des puces électroniques ultra-performantes. Ces dépenses sont nécessaires pour entraîner ses modèles d’IA, mais elles inquiètent les investisseurs, car elles ne génèrent pas encore de profits immédiats. Pour justifier ces coûts, Meta mise sur Meta Compute : en louant la puissance inutilisée de ses serveurs, l’entreprise espère compenser ses dépenses et rassurer les actionnaires. Cependant, cette stratégie est risquée, car Meta n’a pas d’expérience préalable dans la vente de services cloud, contrairement à ses concurrents.

Licenciements massifs

En parallèle de cette transformation, Meta traverse une crise interne majeure. En mai 2026, l’entreprise a licencié 8 000 employés, soit 10 % de ses effectifs mondiaux, pour réallouer les ressources vers l’IA et les data centers. Cette restructuration s’accompagne d’une surveillance accrue des salariés : un logiciel intrusif enregistre leurs captures d’écran, leurs frappes au clavier et leurs mouvements de souris en temps réel. Cette mesure, officiellement destinée à entraîner ses modèles d’IA, a provoqué un malaise profond parmi les employés. Récemment, 26 salariés ont porté plainte contre Meta, accusant l’entreprise d’avoir utilisé ses algorithmes de productivité pour licencier des employés, notamment des femmes en congé maternité ou des parents en congé parental.

Nouvelle puce IA

Pour réduire sa dépendance aux fournisseurs externes, comme NVIDIA (un leader des puces pour l’IA), Meta développe sa propre puce IA, appelée MTIA. Cette puce, produite à partir de septembre 2026, devrait permettre à Meta de proposer des services cloud à des tarifs compétitifs. L’objectif est de combiner cette puce maison avec son réseau de serveurs pour offrir une alternative aux géants du cloud. Cependant, le succès de cette initiative dépendra de la performance réelle de la puce MTIA et de la capacité de Meta à rivaliser avec des acteurs déjà établis comme AWS ou Microsoft Azure.

Concurrence mondiale

Meta n’est pas seul dans cette course. D’autres acteurs émergent, comme l’Arabie Saoudite, qui investit massivement dans des infrastructures cloud grâce à son fonds souverain (PIF) et à une énergie bon marché. Le pays pourrait proposer des tarifs très bas pour le calcul informatique, rendant les serveurs américains de Meta moins compétitifs. De plus, des entreprises comme SpaceX envisagent de développer des infrastructures IA dans l’espace, ce qui pourrait révolutionner le secteur. Face à cette concurrence, Meta mise sur son réseau de serveurs et sa puce MTIA pour se différencier, mais le défi reste de taille.

Ce que ça pourrait changer

Pour piloter *Meta Compute*, Mark Zuckerberg a recruté David Brown, un haut dirigeant d’AWS, l’un des leaders du cloud computing. Ce recrutement stratégique montre l’ambition de Meta de s’imposer dans ce secteur. Cependant, le succès du projet dépendra de plusieurs facteurs : la capacité de Meta à attirer des clients, la performance de sa puce MTIA, et sa capacité à gérer une concurrence féroce. Si *Meta Compute* échoue, les 140 milliards de dollars investis pourraient être perçus comme un gaspillage, aggravant la méfiance des investisseurs envers les dépenses massives de l’entreprise en IA.

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