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Géopolitique

L’armée ukrainienne mène à Lyman sa deuxième contre-offensive majeure de l’année

Le Grand Continent · mis à jour il y a 4 j

Kiev a provoqué le premier recul russe significatif dans ce secteur depuis 2022 L’article L’armée ukrainienne mène à Lyman sa deuxième contre-offensive majeure de l’année est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Deuxième contre-offensive ukrainienne

L’armée ukrainienne a lancé une deuxième contre-offensive majeure en 2026 autour de la ville de Lyman, située dans le nord de la région de Donetsk. Cette opération, nommée Vivaldi, marque le premier recul significatif des forces russes dans ce secteur depuis 2022. Les forces ukrainiennes ont libéré 85 km² de territoire, un gain territorial qui contraste avec la stagnation observée depuis des années dans cette zone. Lyman, qui comptait 20 000 habitants avant la guerre, avait été reprise par l’Ukraine en octobre 2022 après cinq mois d’occupation russe, mais la situation s’est dégradée depuis fin 2025 avec des infiltrations russes. Cette contre-offensive s’inscrit dans une stratégie plus large, similaire à celle menée dans le sud du pays au premier semestre 2026, où 745 km² avaient été libérés.

Silence opérationnel stratégique

L’opération Vivaldi est entourée d’un black-out médiatique pour des raisons de sécurité et afin d’éviter que le commandement russe ne renforce ses défenses. Ce silence vise à créer un décalage entre la perception de Moscou et la réalité des rapports de force sur le terrain, une tactique qui a déjà profité à Kiev lors de précédentes offensives. Les responsables militaires russes ont tendance à ne pas informer le pouvoir politique des échecs ou des difficultés, ce qui peut retarder les réactions face aux avancées ukrainiennes. Selon l’analyste Clément Molin, la contre-attaque aurait commencé dès mai 2026, et les gains annoncés (85 km²) ne représenteraient que la première phase d’une opération plus longue. D’autres sources, comme l’ISW (Institute for the Study of War), estiment que les pertes territoriales russes pourraient être bien supérieures aux chiffres officiels.

Enjeux géopolitiques et militaires

La reprise de l’initiative par Kiev à Lyman pourrait ralentir la progression russe dans la région de Donetsk, où le président russe Vladimir Poutine a fixé comme objectif la capture totale de l’oblast d’ici fin 2026. Depuis 2022, Moscou a déjà échoué à respecter 15 échéances similaires pour la prise de cette région. Les gains ukrainiens, bien que modestes comparés à ceux du sud, sont stratégiques car ils perturbent les plans russes. Le commandant du 3e corps d’armée ukrainien, Andriy Biletsky, a confirmé que 85 km² avaient été libérés, mais a précisé que cette opération s’inscrivait dans une dynamique plus large. Les forces ukrainiennes auraient déjà repris environ 200 km² de territoire sous contrôle russe, selon des estimations non officielles.

Ce que ça pourrait changer

Lyman est une ville stratégique située dans l’oblast de Donetsk, une région ukrainienne partiellement occupée par la Russie depuis 2022. Les forces ukrainiennes, dirigées localement par le 3e corps d’armée (commandé par Andriy Biletsky), mènent cette contre-offensive avec le soutien d’analystes comme Clément Molin et d’organisations comme l’ISW (*Institute for the Study of War*), qui évaluent les avancées militaires. Du côté russe, les décisions stratégiques semblent être prises sans une évaluation précise de la situation sur le terrain, en raison d’un manque de transparence entre l’armée et le pouvoir politique. Cette opacité a déjà permis à l’Ukraine de surprendre Moscou à plusieurs reprises depuis le début de la guerre.

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