“L’incompréhension règne” autour du projet de parc à thème “Dragon Ball” en France
À l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, Emmanuel Macron avait annoncé, le 24 août, la construction de trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, dont l’un consacré à “Dragon Ball”. Mais Toei Animation, l’un des ayants droit principaux du manga, a assuré n’avoir accordé “aucune licence” au projet, à la stupeur de la presse nippone..
Lors d'une visite officielle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en France, le président Emmanuel Macron a annoncé le 24 août 2026 la construction de trois parcs d'attractions en Île-de-France. Parmi ces projets, un parc entièrement dédié à l'univers du manga japonais Dragon Ball devait voir le jour à Courdimanche, près de Cergy-Pontoise dans le Val-d'Oise. Cet investissement, présenté comme sans précédent par les autorités françaises, était porté par l'Arabie saoudite. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a confirmé le projet dans une vidéo diffusée sur TikTok, où elle affirmait avec emphase : Non, vous ne rêvez pas, Dragon Ball arrive en Île-de-France. Le logo officiel de la saga, symbole d'une franchise mondialement connue, était intégré à cette communication.
Peu après l'annonce, Toei Animation, l'un des principaux ayants droit du manga Dragon Ball, a démenti toute implication dans ce projet. Dans un communiqué, l'entreprise japonaise a précisé n'avoir accordé aucune licence pour la création d'un parc à thème en France. Cette déclaration a provoqué une vive surprise dans la presse japonaise, où la popularité de Dragon Ball est immense. En 2024, la saga comptait 260 millions d'exemplaires écoulés dans le monde en quarante ans d'existence, ce qui en fait l'un des mangas les plus vendus de l'histoire. L'absence de licence officielle soulève des questions sur la légitimité et la faisabilité du projet.
Au Japon, la nouvelle du parc français a suscité un mélange de fierté et d'incompréhension. Bien que l'idée qu'un manga japonais inspire un parc d'attractions à l'étranger soit perçue positivement, de nombreux passionnés se demandent pourquoi ce projet ne se concrétise pas dans le pays d'origine de Dragon Ball. Certains estiment qu'un tel parc deviendrait sans aucun doute une destination touristique d'importance au Japon, où l'univers de la saga est profondément ancré dans la culture populaire. Cette réaction reflète une forme de déception face à l'absence de projet similaire au Japon, alors que la franchise reste un symbole culturel majeur.
Le projet s'inscrit dans un contexte de coopération internationale entre la France et l'Arabie saoudite, marquée par la visite du prince héritier saoudien en août 2026. Les trois parcs d'attractions annoncés, dont celui dédié à Dragon Ball, représentent un investissement sans précédent pour la région Île-de-France, selon les autorités locales. Valérie Pécresse a salué cette initiative comme une opportunité économique majeure pour la région. Cependant, l'absence de licence officielle de la part de Toei Animation jette une ombre sur la crédibilité du projet, qui pourrait reposer sur des bases juridiques fragiles.
La saga *Dragon Ball*, créée par Akira Toriyama en 1984, est un phénomène culturel mondial. En 2024, elle avait déjà atteint 260 millions d'exemplaires vendus, ce qui en fait l'un des mangas les plus populaires de tous les temps. Son univers, mêlant combats épiques, humour et aventure, a conquis des générations de fans à travers le monde. La possibilité de créer un parc à thème dédié à cette franchise suscite donc un intérêt légitime, tant pour les amateurs que pour les investisseurs. Cependant, la légitimité juridique du projet en France dépend entièrement de l'obtention des droits auprès des ayants droit japonais, ce qui n'est pas encore confirmé.

