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Généraliste

«Ça brasse en ville»: Valérie Plante présente l’envers de la carte postale de six métropoles

Le Devoir · mis à jour 8 sept.

L’ex-mairesse de Montréal anime cette série documentaire qui sera diffusée sur TV5..

Nouvelle série documentaire

Valérie Plante, ancienne mairesse de Montréal, présente une série documentaire intitulée « Ça brasse en ville », diffusée à partir du 11 septembre sur TV5. Cette série explore les défis urbains à travers six métropoles : Dakar, Kigali, Medellín, Porto, Oslo et Buenos Aires. Contrairement à une émission de voyage classique, l’objectif n’est pas de mettre en avant les attractions touristiques, mais de montrer les réalités souvent cachées des villes, comme la pollution, les inégalités ou les crises du logement. Valérie Plante a choisi de donner la parole aux citoyens plutôt qu’aux dirigeants locaux, soulignant que ces derniers offrent une vision moins nuancée des problèmes. La série compte six épisodes de 48 minutes chacun, tournés dans des conditions parfois difficiles, ce que l’ex-politicienne qualifie de « tournage de brousse ».

Dakar et sa baie polluée

Le premier épisode de la série se concentre sur Dakar, au Sénégal, et plus précisément sur la baie de Hann, autrefois réputée pour ses eaux claires et poissonneuses. Depuis les années 1980, cette baie est devenue un dépotoir à ciel ouvert en raison de la pollution par les déchets plastiques et organiques, ainsi que du rejet d’eaux usées non traitées dans la mer, malgré une réglementation interdisant cette pratique. Mbacké Seck, militant pour la dépollution de la baie, explique que les habitants ne peuvent plus se baigner ni pratiquer des activités comme le football sur les berges. Face à l’inaction des gouvernements, des citoyens se mobilisent chaque semaine pour nettoyer les berges. Valérie Plante a participé à l’une de ces sessions de nettoyage, illustrant son engagement concret aux côtés des citoyens.

Approche citoyenne

Valérie Plante a délibérément choisi de ne pas rencontrer les maires ou représentants officiels des villes visitées, car elle estime que leur discours est moins nuancé et moins représentatif des réalités vécues par les habitants. Elle préfère mettre en lumière les initiatives locales et les citoyens qui agissent pour améliorer leur milieu de vie. Cette approche reflète une volonté de montrer que le changement peut venir de la base, sans attendre une action politique centralisée. La série vise ainsi à inspirer d’autres villes, comme Montréal, en mettant en avant des solutions concrètes et des modèles à suivre.

Inspirations pour Montréal

Lors de ses voyages, Valérie Plante a identifié plusieurs idées qui pourraient inspirer Montréal. Elle souligne notamment le développement progressif des transports en commun dans certaines villes, qui s’adapte à l’augmentation de la population sans attendre des projets d’infrastructures espacés de 25 ans. À Oslo, elle a découvert les « corbeaux et corneilles de nuit », des équipes de bénévoles qui veillent pacifiquement sur les fêtes et les parcs, en impliquant notamment des jeunes. À Porto, elle s’est intéressée à la crise du logement, aggravée par l’absence de règles strictes sur les locations à court terme, contrairement à Montréal où un règlement encadre déjà cette pratique.

Ce que ça pourrait changer

En parallèle de cette série, Valérie Plante a écrit un roman intitulé *« Grenades »*, dont la sortie est prévue le 17 septembre. Elle a également accepté un poste d’experte invitée à l’Université de Montréal, confirmant son engagement dans des projets intellectuels et créatifs. Bien qu’elle n’exclue pas un retour en politique à l’avenir, elle précise que ce n’est pas sa priorité actuelle. Elle a également affirmé qu’elle ne commenterait pas le travail de sa successeure à la mairie de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, refusant ainsi de jouer un rôle de *« gérante d’estrade »*.

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