NapseflowNapseflow
Géopolitique

Énergies, transports

Courrier International · mis à jour 3 oct.

Avec le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des cours du pétrole et du gaz, Pékin a renforcé sa domination dans le secteur des énergies renouvelables, juge l’économiste Ren Zeping. Dans cet article, traduit pour notre hors-série “Géopolitique : l’arme de l’économie”, il dressait, au printemps, un premier bilan du conflit entre Washington et Téhéran.

Gagnants du conflit

La Chine est identifiée comme l’un des principaux bénéficiaires de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Le conflit, en perturbant les approvisionnements énergétiques traditionnels, pousse les pays à chercher des alternatives. Cette situation favorise la Chine, dont l’économie se renforce grâce à plusieurs leviers. Le pays mise sur la diversification énergétique, la promotion de ses technologies et l’utilisation accrue du yuan (sa monnaie nationale) dans les échanges internationaux. Ces dynamiques pourraient lui permettre de consolider sa position économique mondiale, notamment face à des rivaux comme les États-Unis ou l’Europe.

Hausse des prix pétroliers

Dès le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, les cours du pétrole ont fortement augmenté sur les marchés mondiaux. Cette flambée s’explique par les tensions géopolitiques dans une région clé pour la production pétrolière. L’Iran, quatrième producteur mondial de pétrole avant les sanctions américaines, voit ses exportations réduites, ce qui réduit l’offre disponible. Les pays dépendants de ces importations se retrouvent donc dans une situation de vulnérabilité, tandis que les producteurs alternatifs, comme la Chine, peuvent en tirer profit en développant des solutions énergétiques locales ou en exportant vers ces pays.

Crise des énergies fossiles

Les énergies fossiles, comme le pétrole ou le charbon, traversent une crise structurelle aggravée par le conflit. Les pays cherchent à réduire leur dépendance à ces ressources, souvent polluantes et soumises à des fluctuations de prix. Cette transition énergétique est accélérée par la guerre, qui agit comme un catalyseur. Les énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, deviennent des alternatives prioritaires. Cependant, cette crise touche particulièrement les pays importateurs de pétrole, qui doivent investir massivement dans de nouvelles infrastructures pour sécuriser leur approvisionnement énergétique.

Avantage chinois renouvelable

La Chine dispose d’un avantage concurrentiel majeur dans le domaine des énergies renouvelables. Le pays domine la production mondiale avec 90 % des panneaux photovoltaïques (utilisés pour capter l’énergie solaire), 80 % des éoliennes (installations pour produire de l’énergie éolienne) et 60 à 70 % des véhicules électriques ainsi que des batteries au lithium (composants essentiels pour les voitures électriques). Depuis quinze ans, elle occupe la première place mondiale en termes de capacité éolienne installée. De plus, plus d’un quart de son électricité provient déjà des énergies renouvelables, ce qui lui permet de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et de répondre à la demande croissante en solutions durables.

Exportations chinoises boostées

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran stimule les exportations chinoises dans plusieurs secteurs clés. D’une part, la demande en énergies renouvelables explose, et la Chine, leader mondial, en profite pour exporter ses technologies. D’autre part, les pays touchés par la hausse des prix du pétrole se tournent vers des alternatives, comme les véhicules électriques ou les batteries, où la Chine est également un acteur dominant. Enfin, la promotion du yuan dans les échanges internationaux renforce la position de la Chine. En effet, de nombreux pays cherchent à réduire leur dépendance au dollar américain, et le yuan devient une monnaie de plus en plus utilisée pour les transactions commerciales, notamment avec la Chine.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran encourage l’utilisation accrue du *yuan* (la monnaie chinoise) dans les échanges internationaux. Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question de la domination du dollar américain dans l’économie mondiale. Plusieurs pays, notamment ceux touchés par les sanctions américaines ou les fluctuations du dollar, cherchent à diversifier leurs réserves de change et leurs moyens de paiement. La Chine, en tant que deuxième économie mondiale, profite de cette dynamique pour promouvoir son yuan comme une alternative crédible. Cette stratégie pourrait renforcer son influence économique et politique à l’échelle globale.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.