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PSPP présente, seul

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

La cérémonie, inédite, s'est déroulée en l'absence de la lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte..

Nouveau premier ministre

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a présenté seul le nouveau Conseil des ministres du Québec le mercredi 12 novembre 2025. Cette cérémonie d'assermentation, qui a duré plus de deux heures, a été marquée par une innovation : la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, représentante du roi Charles III au Québec, a assisté à la cérémonie à distance depuis son bureau. Paul St-Pierre Plamondon a justifié cette décision en déclarant vouloir « abolir ce qu'il y a de monarchie au Québec ». Il a également expliqué les choix de ses 23 ministres, détaillant leurs rôles et ses attentes pour les prochains mois. Ce gouvernement minoritaire devra composer avec trois partis d'opposition pour faire adopter des lois et des budgets, ce qui représente un défi politique majeur.

Réduction du Cabinet

Le nouveau Conseil des ministres compte 23 membres, soit six de moins que celui de l'ancienne première ministre Christine Fréchette. Il s'agit du plus petit Cabinet depuis la Révolution tranquille, à l'exception de celui formé par Jean Charest en 2007, qui n'en comptait que 18. Cette réduction s'inscrit dans une volonté de Paul St-Pierre Plamondon de diminuer la taille de l'État et de rationaliser les finances publiques, comme il l'avait annoncé lors de sa campagne électorale. Plusieurs ministres cumulent désormais des responsabilités élargies, ce qui leur vaut le surnom de « superministres », une pratique déjà observée dans d'autres gouvernements québécois.

Priorités ministérielles

Parmi les ministres clés, Marie-Karlynn Laflamme est chargée de la Santé, de la Prévention et des Aînés, tandis que Joël Arseneau dirige l'Éducation nationale. Alain Therrien occupe le poste de président du Conseil du trésor, une fonction stratégique pour la gestion des finances publiques. Nicolas Marceau, quant à lui, est nommé ministre des Finances, un rôle central pour la santé économique du Québec. Catherine Gentilcore, désignée vice-première ministre et leader parlementaire, est également responsable de l'Accession du Québec à l'Indépendance, avec pour mission d'organiser un référendum dans le premier mandat, une fois que Donald Trump aura quitté la Maison-Blanche. D'autres ministres, comme Stéphane Paquet (Développement économique, Innovation et Énergie) ou Guy Jr Lapointe (Sécurité intérieure), se voient confier des dossiers sensibles.

Nouveaux visages

Le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon intègre des députés moins connus du grand public, comme Wendat Simon-Pierre Savard-Tremblay, nommé ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit. Il travaillera en collaboration avec Pascal Paradis, désigné négociateur en chef pour les relations avec les États-Unis et les peuples autochtones. Jean Pellerin et Natalie Bisaillon obtiennent respectivement les ministères de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques et des Ressources naturelles. Bernard Sévigny est nommé ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Ces nominations reflètent une volonté de renouvellement au sein du gouvernement.

Ce que ça pourrait changer

Paul St-Pierre Plamondon succède à Christine Fréchette, qui a remis sa démission plus tôt dans la journée avant de quitter définitivement la vie politique. Le nouveau premier ministre, élu à la tête d'un gouvernement minoritaire, devra négocier avec trois partis d'opposition pour faire adopter ses projets de loi et ses budgets. Cette situation politique complexe impose une stratégie de collaboration et de compromis pour gouverner efficacement. Le gouvernement indépendantiste de St-Pierre Plamondon mise sur un référendum sur l'indépendance du Québec, prévu dans son premier mandat, sous réserve de l'élection d'un président américain différent de Donald Trump.

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