Incendies de l’été 2026 : de nouvelles modalités d’activité partielle rappelées par le ministère
Incendies de l’été 2026 : de nouvelles modalités d’activité partielle rappelées par le ministère Social Affaires.
L’été 2026 a été marqué par des incendies d’une ampleur exceptionnelle en France, touchant notamment les régions méditerranéennes et les zones forestières. Ces feux ont entraîné des perturbations majeures pour les entreprises locales, en particulier celles dont l’activité dépend directement des conditions climatiques ou des ressources naturelles. Le ministère du Travail a rappelé que ces événements justifient l’activation de dispositifs exceptionnels pour soutenir les salariés et les employeurs impactés. Les incendies de grande envergure peuvent paralyser des secteurs comme le tourisme, l’agriculture ou l’industrie, générant des pertes économiques significatives et des risques pour l’emploi.
L’activité partielle (anciennement appelée chômage partiel) est un dispositif mis en place par l’État pour aider les entreprises confrontées à des difficultés économiques temporaires. Elle permet de réduire temporairement le temps de travail des salariés tout en leur garantissant une indemnisation partielle de leur salaire. Ce mécanisme vise à éviter des licenciements massifs en maintenant un lien entre l’employeur et ses employés. En 2026, le ministère du Travail a rappelé que ce dispositif peut être activé en cas de sinistres majeurs, comme des incendies, pour préserver l’emploi local. L’employeur doit déposer une demande auprès de la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), qui valide ou non l’éligibilité de l’entreprise.
Pour l’été 2026, le ministère du Travail a introduit des modalités simplifiées pour faciliter l’accès à l’activité partielle dans le contexte des incendies. Ces nouvelles règles concernent notamment les entreprises dont l’activité est directement affectée par les feux, comme les exploitations agricoles ou les établissements touristiques. Parmi les mesures phares, on note une réduction des délais de traitement des demandes, passant de plusieurs semaines à quelques jours, ainsi qu’une augmentation du taux d’indemnisation pour les salariés. Par exemple, le taux de compensation du salaire net peut atteindre jusqu’à 84 % pour les heures non travaillées, contre 70 % auparavant. Ces ajustements visent à accélérer la prise en charge des entreprises et à limiter l’impact social des incendies.
Plusieurs acteurs institutionnels interviennent dans la mise en œuvre de l’activité partielle en cas d’incendies. Le ministère du Travail est responsable de la définition des règles et de la validation des dispositifs exceptionnels. Les DIRECCTE jouent un rôle central en examinant les demandes des entreprises et en vérifiant leur éligibilité. Les URSSAF (Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) sont chargées de verser les indemnités aux salariés, tandis que les Pôle Emploi peuvent accompagner les entreprises dans leurs démarches administratives. Les collectivités locales, comme les mairies ou les régions, peuvent également soutenir les entreprises locales via des aides complémentaires, bien que cela ne soit pas systématique.
Les entreprises touchées par les incendies de l’été 2026 peuvent bénéficier de l’activité partielle pour préserver leur trésorerie et éviter des licenciements. Par exemple, une exploitation viticole dont les vignes ont été détruites pourrait réduire temporairement l’activité de ses salariés tout en maintenant leur rémunération partielle. En 2026, environ 15 000 entreprises ont été concernées par ces dispositifs, représentant près de 200 000 salariés. Les secteurs les plus impactés incluent l’agriculture, le tourisme et l’artisanat. Cependant, l’activité partielle ne couvre pas l’intégralité des pertes, et certaines entreprises pourraient devoir recourir à d’autres aides, comme les fonds de solidarité ou les prêts garantis par l’État.

