NapseflowNapseflow
Géopolitique

Marco Rubio en visite en Grèce : “Nous sommes pris au piège américain”

Courrier International · mis à jour il y a 29 j

Le secrétaire d’État américain est arrivé, mardi 6 octobre au soir, à Athènes pour une visite diplomatique de deux jours. Une manière de mettre en exergue les excellentes relations entre l’administration Trump et le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis.

Visite diplomatique

Marco Rubio, secrétaire d’État américain, s’est rendu à Athènes les 6 et 7 octobre 2026 pour une visite officielle de deux jours. Cette tournée s’inscrit dans le cadre d’un déplacement éclair en Europe, après une escale en Islande. Son objectif principal était de rencontrer son homologue grec, Giorgos Gerapetritis, ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Les discussions ont porté sur deux enjeux majeurs : la sécurité régionale et la coopération énergétique. Ces thèmes sont particulièrement sensibles en raison des tensions actuelles liées aux guerres en Ukraine et en Iran, qui affectent directement la stabilité du bassin méditerranéen. Cette visite illustre la volonté des États-Unis de renforcer leurs alliances en Europe du Sud, notamment avec des pays comme la Grèce, perçus comme des partenaires fiables face à la montée des incertitudes géopolitiques.

Alliances en Méditerranée

La Grèce et les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques et militaires de plus en plus étroites, comme en témoigne cette visite. Athènes mise sur ce rapprochement pour consolider sa position face à la Turquie, avec laquelle elle entretient une rivalité historique, notamment sur des questions territoriales en mer Égée et en Méditerranée orientale. Le gouvernement grec a également renforcé ses liens avec Israël ces dernières années, notamment dans le domaine militaire et technologique. Par exemple, la Grèce a récemment déployé un système de défense anti-aérien inspiré du Dôme de Fer israélien, avec l’aide de ce pays. Marco Rubio, connu pour son scepticisme envers la Turquie et son soutien à Israël, a été perçu comme un allié de choix par Athènes. Cette dynamique place la Grèce en première ligne des alliances américaines dans la région, au détriment d’Ankara, qui voit son influence diminuer à Washington.

Réactions de la presse

La presse grecque est divisée sur les avantages et les risques de cette proximité accrue avec les États-Unis. Le journal de centre droit I Kathimerini salue cette visite, la qualifiant de « preuve la plus convaincante » du renforcement des relations gréco-américaines. Le média souligne que Marco Rubio a choisi Athènes plutôt qu’Ankara, ce qui est interprété comme un signal fort en faveur de la Grèce. Cependant, certains observateurs craignent que cette alliance ne limite la marge de manœuvre de la Grèce sur la scène internationale. Le pays pourrait se retrouver « pris au piège américain », selon l’expression utilisée par Marco Rubio lors de sa visite, suggérant une dépendance croissante vis-à-vis de Washington. Cette expression reflète les débats internes sur l’équilibre à trouver entre sécurité et souveraineté nationale.

Contexte géopolitique

Cette visite s’inscrit dans un contexte de tensions accrues en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient. Les guerres en Ukraine et en Iran ont exacerbé les rivalités entre puissances régionales et internationales. La Grèce, située à un carrefour stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, devient un acteur clé pour les États-Unis dans leur politique de containment face à la Russie et à l’Iran. Par ailleurs, la Turquie, membre de l’OTAN mais souvent en désaccord avec Washington sur des sujets comme le soutien américain aux Kurdes syriens ou les tensions en mer Égée, voit son rôle marginalisé. Dans ce paysage complexe, la Grèce cherche à tirer profit de sa position pour sécuriser son approvisionnement énergétique et renforcer sa défense, tout en évitant de s’aliéner ses partenaires traditionnels en Europe.

Ce que ça pourrait changer

La coopération énergétique était au cœur des discussions entre Marco Rubio et les autorités grecques. La Grèce, qui dépend encore en partie des importations de gaz et de pétrole, cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement pour réduire sa vulnérabilité. Dans ce cadre, le pays mise sur des projets comme le corridor gazier Est-Méditerranée (EastMed), qui vise à exporter du gaz naturel depuis Israël et Chypre vers l’Europe. Ce projet, soutenu par les États-Unis, permettrait à la Grèce de jouer un rôle de hub énergétique en Méditerranée. Cependant, ces initiatives se heurtent à des obstacles géopolitiques, notamment les tensions avec la Turquie, qui conteste l’exploitation des ressources offshore en mer Égée. La visite de Marco Rubio a donc aussi pour but de réaffirmer le soutien américain à ces projets, essentiels pour la stabilité économique de la région.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.