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Généraliste

Une campagne «réussie» pour QS, vraiment?

Le Devoir · mis à jour 4 oct.

Ruba Ghazal se dit fière de la campagne menée par Québec solidaire. Le serra-t-elle encore lundi soir?.

Campagne de QS

Québec solidaire (QS) est un parti politique québécois de gauche, fondé en 2006, qui défend notamment la justice sociale, l'écologie et l'indépendance du Québec. Lors de la campagne électorale de 2026, le parti a mis en avant un ton positif et des propositions concrètes, comme la taxation des grandes fortunes et la protection des services publics. La porte-parole de QS, Ruba Ghazal, a exprimé sa fierté quant à la campagne menée, soulignant que les électeurs avaient pu découvrir sa vision et ses engagements. Le parti a tenté de mobiliser son électorat en posant une question centrale : Voulons-nous protéger les services publics ou les affaiblir ? Cette stratégie visait à contrer les discours d'austérité portés par d'autres formations politiques.

Objectifs et résultats

Ruba Ghazal a fixé un objectif simple à son parti : terminer la campagne sans regrets, quel que soit le résultat final. Cependant, les sondages anticipaient un recul pour QS, avec une possible baisse de son nombre de députés à l'Assemblée nationale, passant de 11 à 7 ou 8. Cela représenterait le premier recul électoral pour le parti depuis son premier député élu en 2008. Malgré ces prévisions, Ghazal a insisté sur l'élan créé par les propositions solidaires et a appelé à maximiser le nombre de députés pour faire barrage à l'austérité. Le parti a également tenté de séduire de nouveaux électeurs, notamment les indépendantistes progressistes et les Montréalais souvent négligés par le Parti libéral du Québec.

Stratégie électorale

La campagne de QS a reposé sur plusieurs axes stratégiques. D'abord, le parti a mis en avant des propositions percutantes, comme la taxation des grandes fortunes, qui ont trouvé un écho dans une campagne électorale dominée par des discours de droite. Ensuite, Ruba Ghazal a adopté un style direct et engagé, comparant par exemple le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, à François Legault, et critiquant les idées d'Éric Duhaime, chef de la Coalition avenir Québec. Enfin, le parti a cherché à élargir son électorat en s'adressant aux indépendantistes progressistes et aux Montréalais, souvent considérés comme acquis par le Parti libéral du Québec. Ghazal a également souligné sa flexibilité, affirmant être prête à jouer tous les rôles nécessaires à l'Assemblée nationale.

Contexte politique

La campagne électorale de 2026 s'est déroulée dans un contexte politique marqué par des débats sur l'austérité et la protection des services publics. QS s'est positionné comme une alternative progressiste face à des partis perçus comme plus conservateurs ou libéraux. La cheffe du parti a insisté sur la nécessité de défendre les services publics, un thème central de sa campagne. Le parti a également tenté de se différencier en proposant des mesures concrètes, comme la taxation des grandes fortunes, pour répondre aux inégalités économiques. Enfin, la campagne a été marquée par des interventions ciblées dans des circonscriptions clés, comme Verdun et Saint-Henri–Sainte-Anne, où des députés solidaires étaient menacés.

Ce que ça pourrait changer

Le bilan de la campagne de QS sera connu après les élections, prévues le lundi soir suivant la fin de la campagne. Ruba Ghazal a exprimé sa confiance dans les chances de son parti, malgré les sondages défavorables. Elle a souligné que la campagne avait permis de faire entendre des propositions progressistes et de mobiliser une partie de l'électorat. Le parti a également cherché à renforcer son ancrage dans la réalité des Québécoises et Québécois, en mettant en avant des mesures concrètes et un ton positif. Le résultat final déterminera si QS parvient à maintenir son influence ou si, au contraire, il enregistre un recul historique.

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