PSPP rend visite à François Gariépy, loin de «la Montréalité»
Le candidat avait été défendu par son chef après avoir tenu des propos controversés..
Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), s’est rendu à Charlevoix–Côte-de-Beaupré, une région située à l’est de Québec, trois jours avant le scrutin du 5 octobre 2026. Cette visite marque un moment clé pour François Gariépy, candidat du PQ dans cette circonscription, dont les propos controversés ont marqué le début de la campagne. St-Pierre Plamondon a salué la région en qualifiant Charlevoix de «magnifique» et a exprimé sa joie de soutenir son candidat, tout en évitant de mentionner explicitement une opération de sauvetage. La caravane du PQ, qui sillonne le Québec depuis le début de la campagne, s’est arrêtée à Baie-Saint-Paul vers midi, où une foule de sympathisants brandissait des pancartes à l’effigie du chef. Un partisan a même lancé un «Vive le Québec libre» à son arrivée.
François Gariépy, ancien journaliste connu pour ses positions de droite économique, affronte dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré deux candidates principales : Caroline Simard, ancienne libérale désormais candidate conservatrice, et Kariane Bourassa, députée sortante caquiste (Coalition avenir Québec). Selon l’agrégateur de sondages Qc125, Gariépy a des chances «probables» de l’emporter le 5 octobre, malgré un début de campagne difficile. Il a reconnu que la compétition est plus serrée que prévu, notamment en raison des efforts accrus de l’équipe d’Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, dans la région de la Côte-de-Beaupré. Gariépy a déclaré avoir senti une mobilisation accrue des électeurs, tout en soulignant que la victoire n’est pas encore acquise.
François Gariépy a été critiqué pour des propos passés, notamment l’utilisation du terme squaws pour désigner des femmes autochtones en 2022, un mot considéré comme péjoratif et offensant. Il a reconnu la problématique de ces propos, tout en affirmant que l’attention médiatique s’est concentrée sur la «Montréalité», une expression désignant les préoccupations et les dynamiques politiques propres à la région de Montréal, souvent perçue comme distincte du reste du Québec. Gariépy a expliqué que ces controverses ont rendu son début de campagne «plutôt difficile d’un point de vue personnel», mais qu’il estime que la majorité des électeurs de sa circonscription lui sont revenus. Paul St-Pierre Plamondon l’a défendu en le qualifiant de «bon gars», malgré les critiques. D’autres écrits de Gariépy, publiés dans le magazine Urbania, avaient également suscité des polémiques, notamment des propos explicites sur les travailleuses du sexe.
Paul St-Pierre Plamondon a évité de présenter sa visite à Charlevoix comme une tentative de «sauver» François Gariépy, contrairement à ce qu’il avait fait la veille pour un autre candidat en difficulté. Il a plutôt souligné que cette étape s’inscrivait dans une opération plus large visant à couvrir l’ensemble des régions administratives du Québec. Le PQ a pour objectif de se rendre à Laval en fin de semaine, ce qui en ferait le seul parti à avoir fait campagne dans chacune des 17 régions administratives de la province. St-Pierre Plamondon a également annoncé son intention de donner à Charlevoix le statut de «région éloignée», une reconnaissance officielle qui permettrait aux résidents de bénéficier d’avantages fiscaux, comme des déductions pour particuliers habitant dans des zones reconnues comme éloignées.

