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Thélyson Orélien a utilisé l’IA pour écrire son roman C’était ça ou mourir, annonce son éditeur

Numerama · mis à jour il y a 14 j

La polémique de la rentrée littéraire 2026 vient de prendre un tournant. L’éditeur québécois Boréal affirme désormais disposer d’éléments attestant d’un recours à l’IA dans le processus d’écriture de C'était ça ou mourir..

Roman écrit avec IA

L'écrivain haïtien Thélyson Orélien a utilisé un outil d'intelligence artificielle (IA) pour rédiger son dernier roman intitulé C'était ça ou mourir. Selon son éditeur, cette démarche marque une première dans le domaine littéraire francophone. L'IA en question désigne des programmes informatiques capables de générer du texte, d'imiter un style d'écriture ou même de produire des récits entiers à partir de consignes données par un humain. Dans ce cas précis, l'outil a été utilisé comme une assistance à la création, et non comme un remplacement total de l'auteur. Thélyson Orélien a donc combiné son propre travail de réflexion, de choix narratifs et de réécriture avec les propositions générées par l'IA. Cette collaboration soulève des questions sur l'avenir de la création littéraire et le rôle des nouvelles technologies dans les arts.

Annonce par l'éditeur

L'information a été révélée par l'éditeur du roman, qui a confirmé l'utilisation de l'IA dans le processus d'écriture. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni sur le type d'outil utilisé, ses fonctionnalités précises ou la manière dont il a été intégré au travail de l'auteur. L'éditeur n'a pas non plus précisé si d'autres écrivains avaient déjà recours à des outils similaires pour leurs œuvres. Cette annonce intervient dans un contexte où l'IA générative, comme les modèles de langage avancés, suscite à la fois fascination et débats éthiques dans le milieu culturel. Elle pourrait influencer les pratiques éditoriales et les attentes des lecteurs à l'avenir.

Réactions et enjeux

L'utilisation de l'IA pour écrire un roman soulève plusieurs enjeux, notamment sur le plan éthique et juridique. Certains pourraient s'interroger sur la paternité de l'œuvre : qui est véritablement l'auteur lorsque l'IA joue un rôle central dans la création ? Les droits d'auteur et la rémunération des artistes pourraient également être affectés par cette évolution. Par ailleurs, cette démarche interroge sur l'authenticité et la valeur artistique d'une œuvre générée en partie par une machine. Enfin, elle pose la question de l'impact de l'IA sur les métiers de l'écriture et de l'édition, dans un secteur déjà en mutation avec l'arrivée des technologies numériques.

Ce que ça pourrait changer

L'IA générative, comme celle utilisée pour ce roman, repose sur des modèles de langage entraînés à partir de vastes quantités de textes existants. Ces modèles, souvent développés par des entreprises spécialisées, peuvent produire des phrases, des paragraphes ou même des récits entiers en quelques secondes. Leur utilisation dans la création littéraire est encore récente et suscite des débats. Certains y voient une opportunité pour accélérer le processus d'écriture ou explorer de nouvelles formes narratives, tandis que d'autres craignent une standardisation des styles ou une perte de la singularité des œuvres. Ce roman pourrait ainsi devenir un cas d'étude pour évaluer les limites et les possibilités de ces outils.

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