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Généraliste

Guerre commerciale : « difficile » de résoudre les problèmes avec le Canada, selon Greer

ICI Radio-Canada · mis à jour 2 oct.

Il s'était entretenu la veille avec le ministre canadien du Commerce international, Maninder Sidhu..

Tensions commerciales persistantes

Jamieson Greer, représentant américain au Commerce, a déclaré que les désaccords avec le Canada restent complexes à résoudre, malgré des discussions techniques en cours. Ces tensions s'inscrivent dans un contexte de guerre commerciale, un conflit où deux pays imposent des taxes douanières (tarifs) sur leurs échanges pour protéger leurs industries ou faire pression sur l'autre. Les États-Unis et le Canada échangent des droits de douane depuis plusieurs mois, notamment sur des secteurs comme l'automobile. Par exemple, une mesure envisagée imposerait un tarif de 50 % sur les voitures canadiennes à partir du 1er janvier 2027. Greer a souligné que ces taxes ne disparaîtront probablement pas totalement, même en cas d'accord, car les États-Unis cherchent à relocaliser la production sur leur territoire. Le Canada, représenté par son ministre du Commerce international Maninder Sidhu, tente de trouver des solutions, mais les points en suspens sont jugés difficiles à trancher.

Priorités canadiennes au G20

Lors de la réunion des ministres du Commerce du G20 à Milwaukee, le Canada a défendu ses intérêts en cherchant à avancer sur plusieurs accords commerciaux. Le ministre canadien Maninder Sidhu a rencontré ses homologues de l'Union européenne (UE), de l'Inde et du Brésil pour promouvoir des échanges numériques avec l'UE, des négociations avec le Mercosur (un bloc commercial sud-américain regroupant l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay) et un partenariat économique avec l'Inde. Ces discussions visent à diversifier les partenaires commerciaux du Canada, notamment pour compenser les tensions avec les États-Unis. Le Canada mise sur des marchés en croissance, contrairement aux propos de Greer, qui a qualifié les économies européennes et canadiennes de « territoires à faible croissance ». Le sommet du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre 2026, pourrait servir de cadre à de nouvelles avancées.

Critique des droits de douane américains

Les États-Unis ont imposé des droits de douane allant de 10 % à 60 % à plusieurs économies, dont le Canada et l'UE, en accusant ces pays de ne pas suffisamment lutter contre le travail forcé dans leurs chaînes d'approvisionnement. Le travail forcé désigne une situation où des travailleurs sont contraints de travailler sans rémunération équitable ou sous la menace, souvent dans des conditions inhumaines. Greer a critiqué les pays du G20 pour leur incapacité à s'engager à interdire l'importation de produits fabriqués grâce à ce type d'exploitation. Il a également rappelé que les États-Unis ne voient pas d'inconvénient à ce que d'autres pays trouvent de nouveaux débouchés pour leurs excédents de production, tant que cela ne nuit pas à leur propre relocalisation industrielle. Ces mesures s'ajoutent aux tensions commerciales déjà existantes.

Ce que ça pourrait changer

Deux acteurs principaux incarnent les négociations entre le Canada et les États-Unis : Jamieson Greer, représentant américain au Commerce, et Dominic LeBlanc, ministre canadien responsable du Commerce Canada–États-Unis. Greer a confirmé que les discussions techniques se poursuivent avec le Canada, mais que des points sensibles, comme les tarifs sur l'automobile, restent bloqués. De son côté, Maninder Sidhu, ministre canadien du Commerce international, a rencontré plusieurs partenaires internationaux, dont des représentants de l'UE, de l'Inde et du Brésil, pour renforcer les liens commerciaux. Ces échanges illustrent la stratégie canadienne de diversification de ses partenariats, tout en gérant les relations tendues avec son voisin américain. Les prochaines étapes dépendront des positions adoptées lors du sommet du G20 à Miami.

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