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Churchill Falls : « C’est quelque chose de la même envergure que la Baie-James »

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

Le nouvel accord prévoit que le Québec recevra environ 10 000 mégawatts (MW)..

Un investissement historique

Le 17 août 2026, le Canada, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ont annoncé un investissement de 60 milliards de dollars pour développer l’énergie hydroélectrique à Churchill Falls. Ce projet est présenté comme le plus important investissement dans l’énergie propre de l’histoire de l’Amérique du Nord par le premier ministre canadien Mark Carney. Pour le Québec, la première ministre Christine Fréchette le compare à la Baie-James, un autre grand projet hydroélectrique québécois. L’objectif est de doubler la production énergétique de Terre-Neuve-et-Labrador en augmentant la capacité des installations existantes et en construisant une nouvelle centrale plus puissante à Gull Island. Un projet d’éoliennes est également prévu. Ce partenariat implique Hydro-Québec et Newfoundland and Labrador Hydro, les deux sociétés d’État copropriétaires de la centrale de Churchill Falls depuis 1969.

Partage de l’électricité

Dans le cadre de cette entente, le Québec obtiendra 10 000 mégawatts (MW) d’électricité en provenance de Terre-Neuve-et-Labrador, contre 7 200 MW prévus précédemment. Cela représente une augmentation de 27 % de la capacité totale de production d’électricité du Québec. Cette électricité sera achetée à un prix moyen de 6,2 centimes par kilowattheure (c/kWh), un tarif inférieur à celui d’autres sources d’énergie renouvelable. Terre-Neuve-et-Labrador bénéficiera quant à elle de 2 500 MW, soit 600 MW de plus que ce qui était initialement prévu. Ces quantités d’électricité pourraient alimenter jusqu’à trois millions de foyers pendant 50 ans, selon Christine Fréchette. L’entente vise à assurer la sécurité énergétique du Québec pour les décennies à venir.

Contexte et enjeux

L’entente de 1969 entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador, qui devait expirer en 2041, est remplacée par ce nouvel accord. Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, a qualifié cette nouvelle entente de « tournant » et de fin d’un « chapitre sombre » de l’histoire entre les deux provinces. Pour le Québec, il était crucial de conclure rapidement cet accord afin de sécuriser l’approvisionnement en électricité avant 2041, car la construction d’une centrale hydroélectrique peut prendre jusqu’à 15 ans. Cette collaboration renforce également les liens économiques et énergétiques entre les deux provinces, tout en contribuant à la transition vers des énergies renouvelables.

Ce que ça pourrait changer

Les travaux porteront sur l’augmentation de la capacité de production de la centrale de Churchill Falls, située sur le fleuve Churchill au Labrador. Une nouvelle centrale, plus puissante que prévu, sera construite à Gull Island. En complément, un projet d’éoliennes est également envisagé à Terre-Neuve-et-Labrador. Ces infrastructures permettront de répondre à la demande croissante en électricité des deux provinces et de renforcer leur autonomie énergétique. Les deux sociétés d’État, Hydro-Québec et Newfoundland and Labrador Hydro, seront responsables de la réalisation de ces projets, en collaboration avec les gouvernements concernés.

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