Trottinettes : c’est officiel, le casque devient obligatoire dès aujourd’hui
Ce changement se produit d’abord au niveau local avant une possible évolution nationale..
Depuis le 1er juillet 2026, le port du casque est devenu obligatoire pour les utilisateurs de trottinettes électriques dans le département du Vaucluse. Cette mesure s'applique également aux monoroues, gyropodes et hoverboards, qui sont des engins de déplacement personnel motorisés. Les contrevenants risquent une amende de 35 euros s'ils ne portent pas un casque attaché. Cette décision a été prise via un arrêté préfectoral daté du 12 juin 2026, mais elle ne concerne pour l'instant que le Vaucluse et non l'ensemble du territoire français. L'objectif est de renforcer la sécurité des usagers de ces engins, souvent utilisés en milieu urbain.
En 2025, 80 personnes sont décédées en France alors qu'elles utilisaient un engin de déplacement personnel motorisé, selon l'Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR). Ce chiffre représente une augmentation de 35 décès par rapport à l'année précédente, soulignant l'urgence d'améliorer la sécurité des usagers. Ces engins, comme les trottinettes ou les gyropodes, sont de plus en plus populaires, mais leur utilisation expose les conducteurs à des risques importants en cas de chute ou de collision. Le port du casque est une mesure simple et efficace pour réduire ces risques.
Une proposition de loi visant à généraliser l'obligation du port du casque pour tous les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés a été déposée en septembre 2025. Cette loi prévoit également une amende de 135 euros pour les contrevenants, soit un montant plus élevé que dans le Vaucluse. Cependant, cette proposition n'a pas encore été votée et reste en attente d'examen par les parlementaires. Le retard dans son adoption s'explique en partie par des résistances politiques et économiques, notamment de la part des opérateurs de trottinettes en libre-service, qui craignent un impact sur leur activité.
Les opérateurs de trottinettes en libre-service, déjà fragilisés, exercent une influence pour limiter les contraintes réglementaires. Par exemple, Paris a interdit ces trottinettes en 2023, ce qui a affaibli le secteur. De plus, imposer une obligation comme le port du casque est perçue comme impopulaire, car ces engins sont souvent présentés comme une solution de mobilité écologique et pratique. Pourtant, les collectivités locales, comme le Vaucluse ou les Alpes-Maritimes, prennent des mesures pour renforcer la sécurité, malgré ces résistances. Ces décisions locales pourraient, à terme, inciter le gouvernement à agir au niveau national.
Le casque réduit de 70 % les risques de traumatisme crânien en cas de chute, selon des données scientifiques. Cette statistique montre l'importance de cette mesure pour protéger les utilisateurs d'engins motorisés. Pourtant, son adoption reste inégale en France. Dans le Vaucluse, l'amende de 35 euros vise à encourager son port, tandis que d'autres départements, comme les Alpes-Maritimes, ont également rendu le casque et le gilet rétro-réfléchissant obligatoires via un arrêté préfectoral en avril 2026. Ces initiatives locales pourraient se multiplier si le gouvernement ne prend pas de décision nationale rapidement.
Si la proposition de loi nationale tarde à être adoptée, d'autres départements pourraient suivre l'exemple du Vaucluse et des Alpes-Maritimes en instaurant des mesures locales. Ces décisions pourraient, à terme, influencer les parlementaires et accélérer une réglementation nationale. Pour l'instant, les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés doivent se conformer aux règles en vigueur dans leur région. Cette situation illustre comment les collectivités locales peuvent prendre des initiatives en matière de sécurité routière, en attendant une action plus large de l'État.

