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Les États-Unis commémorent les 25 ans du 11 Septembre

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 9 j

Les proches des victimes ont consacré la matinée à la lecture solennelle des noms des près de 3000 morts..

Cérémonies commémoratives nationales

Le 11 septembre 2026, les États-Unis ont organisé des cérémonies pour marquer le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui ont causé la mort de près de 3 000 personnes. Trois sites principaux ont été concernés : Ground Zero à New York, où se dressaient autrefois les tours jumelles du World Trade Center, le Pentagone à Washington, cible d’un des avions détournés, et le champ de Shanksville en Pennsylvanie, où un avion s’est écrasé après une lutte entre passagers et pirates de l’air. À New York, une cérémonie solennelle a réuni des proches des victimes, des responsables politiques et des secouristes. Quatre anciens présidents américains (Joe Biden, Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush) y ont participé, aux côtés du vice-président J.D. Vance. Donald Trump, absent de New York, a choisi de s’exprimer depuis le Pentagone. Ces commémorations visent à honorer la mémoire des victimes et à rappeler l’unité nationale face à ces attaques terroristes.

Témoignages et controverses

Lors des cérémonies, deux proches des victimes ont critiqué l’Arabie saoudite, pays d’origine de la majorité des pirates de l’air et d’Oussama ben Laden, chef d’Al-Qaïda, accusant les États-Unis de complicité. Ces prises de parole, habituellement très encadrées, ont marqué une exception dans un événement où les discours sont généralement consensuels. Par ailleurs, la présence de Zohran Mamdani, maire démocrate de New York et premier élu à prêter serment sur un Coran, a suscité des tensions. L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, présent lors des attentats, s’est dit offensé par sa participation. Des militants anti-islam ont également manifesté aux abords de l’hôtel de ville, rassemblant quelques dizaines de personnes. Ces réactions illustrent les débats persistants autour de la mémoire des attentats et de leur impact sur la société américaine.

Impact sanitaire et politique

Les attentats du 11 septembre ont eu des conséquences sanitaires durables. Selon un programme fédéral de suivi médical, plus de 9 400 personnes sont mortes depuis des suites de maladies liées à leur exposition aux poussières toxiques du World Trade Center, en plus des 2 977 victimes directes. Parmi les responsables potentiellement mis en cause figurent Rudy Giuliani et Michael Bloomberg, maire de New York en 2001. Politiquement, ces événements ont profondément marqué les États-Unis, notamment en renforçant la surveillance des communautés musulmanes et en alimentant les tensions géopolitiques. Aujourd’hui, environ 100 millions d’Américains n’étaient pas nés ou trop jeunes pour avoir un souvenir des attentats, ce qui pousse le Musée-Mémorial du 11 Septembre à axer ses efforts sur la transmission et la pédagogie plutôt que sur le simple devoir de mémoire.

Ce que ça pourrait changer

L’Arabie saoudite, souvent pointée du doigt pour son rôle dans les attentats, reste un sujet de tension. Les États-Unis ont également profité de cet anniversaire pour déclassifier plus de 70 notes de renseignement présidentielles concernant le groupe djihadiste *Al-Qaïda* et son ancien chef, Oussama ben Laden. Ces documents pourraient apporter des éclairages supplémentaires sur les failles de sécurité ayant permis les attaques. Parallèlement, la CIA a rendu publics ces éléments dans un contexte où les relations entre les États-Unis et l’Iran, cible récente de frappes américaines, restent tendues. Ces initiatives visent à répondre aux questions persistantes sur les responsabilités et les leçons à tirer de ces événements tragiques.

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