NapseflowNapseflow
Généraliste

La gauche remporte de justesse les législatives en Suède

Le Devoir · mis à jour il y a 3 j

La leader sociale-démocrate Magdalena Andersson a promis jeudi un «gouvernement qui fait avancer la Suède»..

Victoire serrée de la gauche

La coalition de gauche menée par les sociaux-démocrates a remporté les élections législatives en Suède avec une avance très faible de seulement 3 sièges (176 contre 173). Magdalena Andersson, cheffe des sociaux-démocrates et nouvelle Première ministre, a salué un vote pour la cohésion et contre la division. Cette victoire met fin à quatre ans de gouvernement conservateur dirigé par Ulf Kristersson, qui a annoncé sa démission après le décompte définitif. La Suède, pays nordique de 10,5 millions d’habitants, fonctionne avec un système parlementaire où le gouvernement doit obtenir la confiance d’une majorité de députés au Riksdag (Parlement suédois).

Partis de la coalition gagnante

La coalition de gauche regroupe plusieurs partis aux orientations variées. Les sociaux-démocrates, principal parti de la gauche traditionnelle, prônent un État-providence fort, la justice sociale et la transition écologique. Leurs alliés incluent le parti de gauche, qui défend des politiques économiques plus radicales, et le parti centriste, plus modéré. Cependant, ces partenaires ont des désaccords profonds : le parti de gauche exige d’entrer au gouvernement, tandis que les centristes refusent d’y participer si des ministres de gauche y siègent. Magdalena Andersson, connue pour son pragmatisme, doit maintenant négocier un compromis pour former un gouvernement stable avant le 28 septembre.

Défis pour Andersson

Magdalena Andersson, surnommée la «Merkel suédoise» pour son approche directe et pragmatique, fait face à plusieurs défis majeurs. D’abord, elle doit éviter d’intégrer le parti de gauche au gouvernement, après des révélations de propos antisémites attribués à certains de ses membres. Ensuite, elle doit convaincre les centristes de rejoindre une alliance, alors que ces derniers refusent catégoriquement de gouverner avec la gauche. Enfin, elle doit gérer une opposition très proche : la droite conservatrice et l’extrême droite, qui ne les séparent que 50 000 voix, attendent une faille pour renverser son gouvernement.

Recul de l’extrême droite

Un des résultats marquants de ces élections est le recul des Démocrates de Suède (SD), parti d’extrême droite. Avec 17,5 % des voix, ils perdent 3 points par rapport à 2022 (20,5 %) et cèdent leur place de deuxième force politique du pays à la droite modérée. Ce recul s’explique en partie par leur alliance controversée avec le gouvernement sortant, qui a divisé l’électorat. Leur leader, Jimmie Åkesson, avait promis à Ulf Kristersson de soutenir un gouvernement de droite en échange de postes ministériels, une perspective rejetée par le parti du centre. Leur affaiblissement pourrait affaiblir aussi la droite modérée, divisée sur la question de l’extrême droite.

Ce que ça pourrait changer

Le Parlement suédois se réunira le 28 septembre pour entamer des discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement. Le président du *Riksdag* organisera des négociations entre les chefs de parti pour désigner un candidat à la tête du gouvernement. Magdalena Andersson est la favorite, mais son élection dépendra de sa capacité à rassembler une majorité stable. Si elle échoue, Ulf Kristersson pourrait tenter de former un gouvernement avec d’autres partenaires, bien que cette option semble peu probable. Le processus pourrait prendre plusieurs semaines, dans un contexte où la Suède reste polarisée entre une gauche divisée et une droite fragilisée par l’extrême droite.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.