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Le Parti populaire du Québec perd son autorisation du DGEQ

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

La formation disparaît moins d'un an après sa création. Des dissensions internes seraient en cause..

Nouvelle loi en cause

Le Parti populaire du Québec (PPQ) a perdu son autorisation officielle du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) le 17 septembre 2026. Cette décision fait suite à l’adoption de la loi 98 en mai 2025, qui impose désormais aux partis politiques de présenter au moins deux candidats lors des élections générales. Le PPQ n’a pas respecté cette obligation, ce qui a conduit à son retrait. La loi 98 marque une évolution dans les règles électorales québécoises, visant à renforcer la représentativité des formations politiques. Le DGEQ est l’organisme indépendant chargé de superviser les élections et de valider l’existence légale des partis au Québec.

Création et tensions internes

Le PPQ a été fondé en janvier 2026 par d’anciens militants du Parti populaire du Canada (PPC) et du Parti conservateur du Québec (PCQ), avec Sylvain Pariseau comme chef. Le parti se présentait comme nationaliste, proliberté, antiwokes, antivaccins et opposé à l’immigration de masse. Cependant, dès février 2026, des tensions internes sont apparues entre Pariseau et son directeur général, Daniel Brisson, qui a quitté le parti. Ces divergences portaient notamment sur les idées à promouvoir, comme des propositions plus strictes sur l’immigration, qui ne faisaient pas l’unanimité au sein de l’équipe.

Échec électoral et retrait

Le PPQ n’a participé qu’à une seule élection, une partielle à Chicoutimi en février 2026, où son candidat François Sabourin a obtenu 65 voix, soit 0,45 % des suffrages, terminant dernier parmi sept candidats. Cette performance a confirmé les difficultés du parti à s’implanter. Le 16 septembre 2026, Pariseau a informé le DGEQ que le PPQ ne présenterait pas de candidat aux prochaines élections. Le parti a officiellement cessé ses activités le 19 septembre à 14 h. Pariseau a évoqué une trahison de la part de ses collaborateurs et a annoncé son retour en politique fédérale pour s’opposer à Maxime Bernier, chef du PPC.

Dissensions et témoignages

Plusieurs membres du PPQ ont témoigné des tensions internes. Daniel Brisson, ancien directeur général, a regretté la disparition du parti, estimant qu’il répondait à un besoin politique. Il a souligné que des désaccords stratégiques et idéologiques avaient miné la cohésion de l’équipe. Susanne Lefebvre, fondatrice, a critiqué la gestion de Pariseau, notamment le renvoi de deux directeurs généraux en deux mois, jugeant cela indigne d’un chef de parti. Claude Ludovic Mbany, successeur de Brisson, a révélé avoir été nommé dirigeant sans son consentement avant d’être écarté sans explication.

Ce que ça pourrait changer

Avec la disparition du PPQ, le Québec compte désormais 20 partis politiques autorisés pour les élections générales du 5 octobre 2026. Certains de ces partis ne présenteront que le minimum de deux candidats exigé par la *loi 98*, comme le Parti accès propriété équité. Le PPC, dont le PPQ s’inspirait partiellement, n’a pas commenté cette dissolution. Le contexte politique québécois reste marqué par une fragmentation des formations, reflétant des clivages idéologiques variés, notamment sur les questions d’immigration et de souveraineté.

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