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Géopolitique

En Grèce, la mort d’un chanteur populaire relance le débat sur les cliniques de rajeunissement

Courrier International · mis à jour il y a 5 j

Le chanteur Giorgos Mazonakis est mort à l’âge de 54 ans, après un passage dans une clinique privée prodiguant des soins de longévité et des traitements anti-âge. La mort de cette icône populaire suscite l’émoi et ouvre un large débat dans le pays sur ces établissements trop peu contrôlés..

Mort d'une icône grecque

Giorgos Mazonakis, chanteur grec très populaire ayant marqué la scène musicale pendant trente ans, est décédé à l’âge de 54 ans le 9 septembre 2026. Sa disparition soudaine, survenue après un passage dans une clinique privée spécialisée dans les traitements anti-âge, a provoqué une vive émotion en Grèce. Figure emblématique mêlant différents styles musicaux, il était connu pour avoir touché toutes les couches de la société grecque. Son décès a été suivi par des funérailles nationales en présence de milliers de personnes, reflétant son statut d’icône culturelle dans le pays.

Cliniques anti-âge en question

La mort de Giorgos Mazonakis a relancé un débat national en Grèce sur les cliniques proposant des traitements de longévité et de rajeunissement. Ces établissements, souvent peu régulés, offrent des soins comme la plasmaphérèse, une procédure médicale normalement réservée aux hôpitaux pour traiter des maladies spécifiques. Dans le cas du chanteur, il aurait subi cette intervention dans un cadre privé, ce qui soulève des questions sur la légalité et la sécurité de ces pratiques. Le ministère grec de la Santé a annoncé vouloir encadrer ce secteur considéré comme anarchique et largement illégal.

Accusations contre deux médecins

Les deux médecins ayant prodigué des soins à Giorgos Mazonakis sont désormais accusés d’homicide par les autorités grecques. Leur responsabilité est mise en cause dans le décès du chanteur, bien que les détails précis des traitements administrés n’aient pas été divulgués. Cette affaire a mis en lumière l’absence de cadre légal strict pour ces cliniques, où les pratiques peuvent varier considérablement et où les risques pour les patients ne sont pas toujours évalués avec rigueur. L’ordre des médecins grec effectue chaque année plus de 30 signalements liés à des dérives dans ce secteur.

Réaction du ministère de la Santé

Face à l’émotion suscitée par cette affaire, le ministère grec de la Santé a annoncé son intention de créer un cadre institutionnel pour réguler les cliniques de rajeunissement. L’objectif est de mettre fin à l’absence de contrôle et aux pratiques illégales qui caractérisent actuellement ce marché. Cette initiative vise à protéger les patients en imposant des règles strictes sur les types de soins autorisés, les qualifications des professionnels et les conditions d’exercice. Le gouvernement souhaite ainsi éviter de nouveaux drames similaires à celui de Giorgos Mazonakis.

Ce que ça pourrait changer

En Grèce, le secteur des cliniques de rajeunissement et de longévité est décrit comme *anarchique* et *peu contrôlé*, avec de nombreuses dérives signalées chaque année. Ces établissements attirent une clientèle en quête de solutions pour ralentir le vieillissement, souvent sans garantie sur l’efficacité ou la sécurité des traitements proposés. Les interventions comme la plasmaphérèse, normalement réservées à des contextes médicaux précis, sont parfois réalisées dans des conditions non conformes aux normes hospitalières. Cette situation a conduit à une multiplication des plaintes et des accidents, poussant les autorités à envisager une réforme urgente.

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