Un homme accusé de féminicide libéré en attente de son procès
Il est accusé de l'homicide involontaire de sa conjointe, retrouvée à l'agonie dans la résidence du couple..
Un homme de 43 ans est accusé de l'homicide involontaire de sa conjointe, une femme mère de deux enfants, dans la résidence du couple située à Saint-Charles-sur-Richelieu, en Montérégie (Québec). L'incident s'est produit le 26 septembre 2025, lorsque les policiers sont intervenus après avoir été alertés. La victime, retrouvée dans un état critique, a été transportée à l'hôpital où elle a été maintenue en vie artificiellement pendant quelques jours avant d'être déclarée morte le 1er octobre 2025. Le terme féminicide désigne le meurtre d'une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violence conjugale ou de domination masculine. Initialement, l'accusé avait été inculpé pour tentative de meurtre et voies de fait graves, mais ces accusations ont été retirées en janvier 2026. La Couronne a finalement retenu une seule accusation : l'homicide involontaire, c'est-à-dire un décès causé sans intention de tuer, mais résultant d'un acte dangereux ou négligent.
L'accusé, qui était détenu depuis son arrestation en septembre 2025, a été libéré en attendant son procès après avoir payé une caution de 100 000 $. Cette somme proviendra de la vente de sa maison, et sa sœur s'est engagée à l'héberger et à le surveiller. Plusieurs mesures restrictives lui ont été imposées pour limiter les risques de récidive ou de fuite. Il doit respecter un couvre-feu, ne pas quitter le Québec, et suivre un suivi psychiatrique tout en prenant une médication prescrite. De plus, il a l'obligation de dormir seul et doit installer des caméras de surveillance ainsi qu'un système d'alarme à son domicile. Ces conditions visent à protéger la société tout en garantissant le droit à la présomption d'innocence de l'accusé, principe fondamental selon lequel une personne est considérée comme innocente jusqu'à ce qu'un tribunal prouve sa culpabilité.
La poursuite, c'est-à-dire l'équipe du procureur qui représente l'État dans cette affaire, s'est opposée à la libération de l'accusé. Cela signifie qu'elle estimait que les risques (fuite, danger pour la société) étaient trop élevés pour qu'il soit libéré sous caution. Une *ordonnance de non-publication* a été émise pour protéger l'identité des enfants de la victime, ce qui empêche de divulguer le nom de l'accusé ou des détails pouvant les identifier. L'accusé devrait comparaître à nouveau devant le tribunal prochainement pour la suite de la procédure. En droit pénal québécois et canadien, un procès pour homicide involontaire peut entraîner des peines de prison, bien que moins sévères que pour un meurtre prémédité, en fonction des circonstances et de la gravité des faits.

