La météorite qui s'est écrasée sur une maison du New Jersey pourrait contenir des acides aminés « inexistants » sur Terre
Deux ans après sa chute dans le New Jersey, la météorite Hillsborough livre des acides aminés absents du vivant terrestre et une saumure jamais observée dans ce type de fragment..
En juillet 2026, une météorite a traversé le toit d’une maison située dans le New Jersey, aux États-Unis, sans faire de blessé. Cet événement rare a été confirmé par les autorités locales, qui ont récupéré le fragment céleste pour analyse. Les météorites sont des roches spatiales qui survivent à leur entrée dans l’atmosphère terrestre. Leur étude permet aux scientifiques de mieux comprendre la formation du système solaire et la chimie de l’univers. Ce spécimen, d’un poids estimé à quelques centaines de grammes, présente une particularité chimique qui intrigue les chercheurs.
Les premières analyses de la météorite révèlent la présence d’acides aminés, des molécules essentielles à la vie telle que nous la connaissons. Ce qui surprend les scientifiques, c’est que certains de ces acides aminés seraient inexistants sur Terre ou du moins très rares dans les échantillons terrestres. Les acides aminés sont les briques de base des protéines, qui constituent tous les organismes vivants. Leur découverte dans une météorite soulève des questions sur l’origine de la vie et la possibilité que des molécules précurseurs aient été apportées sur Terre par des corps célestes. Ces composés pourraient provenir de réactions chimiques dans l’espace, notamment dans les nuages moléculaires ou à la surface d’astéroïdes.
Les chercheurs ont confirmé que la météorite provient bien de l’espace grâce à sa composition isotopique, différente de celle des roches terrestres. Les isotopes sont des variantes d’un même élément chimique qui diffèrent par leur nombre de neutrons. Par exemple, le carbone-13 est un isotope stable du carbone, plus lourd que le carbone-12 présent en majorité sur Terre. L’analyse de ces isotopes permet de retracer l’histoire de la météorite et de confirmer son origine extraterrestre. Les scientifiques utilisent des techniques comme la spectrométrie de masse pour identifier ces signatures chimiques uniques.
La découverte de ces acides aminés « exotiques » pourrait révolutionner notre compréhension de la chimie prébiotique, c’est-à-dire les réactions chimiques qui ont précédé l’apparition de la vie sur Terre. Jusqu’à présent, les acides aminés retrouvés dans les météorites étaient similaires à ceux présents sur notre planète. Cette météorite du New Jersey, si elle est confirmée, serait la première à contenir des composés totalement inédits. Cela suggère que les processus chimiques dans l’espace pourraient être plus diversifiés que prévu. Les chercheurs prévoient des analyses plus poussées pour déterminer la structure exacte de ces molécules et leur rôle potentiel dans l’émergence de la vie.
Les scientifiques vont poursuivre les investigations pour confirmer la présence de ces acides aminés et identifier d’éventuels autres composés organiques. Des collaborations internationales, impliquant des laboratoires spécialisés en astrobiologie, sont déjà en cours. L’objectif est de comparer ces résultats avec ceux d’autres météorites, comme les chondrites carbonées, qui sont riches en matière organique. Ces travaux pourraient aussi aider à préparer les missions spatiales futures, comme les missions de retour d’échantillons d’astéroïdes (par exemple, la mission *OSIRIS-REx* de la NASA). La météorite du New Jersey pourrait ainsi devenir un objet d’étude clé pour les décennies à venir.

