Renault, Stellantis et Aramis Auto s’engagent à afficher la santé des batteries d’occasion
Depuis le 1er septembre 2026, l'État aide les Français à s'offrir une voiture électrique d'occasion. Encore fallait-il les rassurer sur la batterie : les concessions s'engagent à en afficher l'état de santé..
Trois acteurs majeurs du secteur automobile français, Renault, Stellantis (qui regroupe des marques comme Peugeot, Citroën ou Opel) et Aramis Auto (spécialiste de la vente de voitures d’occasion reconditionnées), ont annoncé un engagement commun pour afficher systématiquement l’état de santé des batteries des véhicules électriques d’occasion proposés à la vente. Cette initiative vise à renforcer la transparence pour les acheteurs, souvent méfiants face à l’inconnue que représente l’autonomie résiduelle d’une batterie usagée. Les trois entreprises s’engagent à fournir une évaluation standardisée, probablement sous forme de pourcentage ou de note, indiquant la capacité restante de la batterie par rapport à son état neuf. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où le marché des voitures électriques d’occasion est en forte croissance, avec une demande croissante pour des véhicules plus abordables, mais où l’incertitude sur la durée de vie des batteries freine certains acheteurs.
Les batteries des voitures électriques représentent jusqu’à 40 % du coût total du véhicule et leur état de santé est un critère déterminant pour les acheteurs. Une batterie usagée peut perdre jusqu’à 30 % de sa capacité initiale après plusieurs années d’utilisation, ce qui réduit son autonomie et sa valeur. Sans information claire, les consommateurs risquent d’acheter un véhicule dont la batterie est trop dégradée, entraînant des coûts imprévus pour un remplacement (pouvant coûter entre 5 000 € et 15 000 €). L’engagement des trois acteurs vise donc à rassurer les clients en leur donnant une vision objective de la santé de la batterie, via des tests normalisés. Cette transparence pourrait aussi favoriser le marché de l’occasion, estimé à plus de 1 million de véhicules électriques vendus en Europe d’ici 2026, selon certaines projections.
Bien que l’article ne détaille pas la méthode exacte, les trois entreprises devraient adopter un protocole commun pour évaluer la santé des batteries, probablement basé sur des tests standardisés comme ceux utilisés par les constructeurs ou des organismes indépendants. Ces tests pourraient inclure des mesures de capacité résiduelle, de résistance interne ou de dégradation des cellules, exprimés sous forme de pourcentage ou de classe (par exemple, A pour une batterie en excellent état, D pour une batterie très dégradée). L’objectif est d’harmoniser les pratiques pour éviter les disparités entre les vendeurs et permettre une comparaison objective entre les offres. Cette initiative s’ajoute à d’autres efforts en Europe pour encadrer le marché des batteries d’occasion, comme le règlement européen sur les batteries qui impose des seuils de recyclage et de performance.
Cette annonce pourrait avoir un impact significatif sur le marché des voitures électriques d’occasion en France et en Europe. D’une part, elle devrait rassurer les acheteurs en réduisant l’asymétrie d’information entre vendeurs et clients, un phénomène courant dans le marché de l’occasion où le vendeur dispose souvent d’informations plus précises. D’autre part, elle pourrait accélérer la croissance de ce marché, déjà en expansion avec la hausse des prix des véhicules neufs et la volonté des consommateurs de réduire leur empreinte carbone. Enfin, cette initiative pourrait inciter d’autres acteurs du secteur à adopter des pratiques similaires, créant ainsi un standard de transparence pour l’ensemble du marché. Les détails concrets, comme la date d’application ou les modalités précises, ne sont pas encore précisés dans l’article.

