Après un an d’hibernation, la sonde New Horizons se réveille en pleine forme
A près de 10 milliards de kilomètres de la Terre, la sonde New Horizons continue d'explorer le système solaire, bien au-delà de Pluton. Elle vient de passer près d'un an en mode économie d'énergie et reprend désormais son activité..
La sonde spatiale New Horizons, lancée par la NASA en 2006, s’est réveillée après 321 jours d’hibernation. Cette mise en sommeil volontaire a permis d’économiser son énergie pendant son trajet à travers le système solaire, à près de 9,5 milliards de kilomètres de la Terre. La sonde a été conçue pour fonctionner en autonomie sur de longues périodes, car les communications avec la Terre prennent plus de 7 heures en raison de la distance extrême. Après ce repos, les systèmes de New Horizons ont été vérifiés et confirmés en bon état de fonctionnement par la NASA, l’agence spatiale américaine.
Lancée en 2006, New Horizons avait pour objectif initial d’étudier Pluton, une planète naine située aux confins du système solaire. En 2015, elle a transmis les premières images détaillées de Pluton, révélant notamment une grande zone en forme de cœur à sa surface. Après ce succès, la sonde a poursuivi sa mission en explorant Arrokoth, un objet de la ceinture de Kuiper, une région remplie de petits corps glacés située au-delà de Neptune. Ces explorations ont permis de recueillir des données inédites sur la formation du système solaire.
Pendant son hibernation, New Horizons a continué à enregistrer des mesures scientifiques passives. Elle a notamment étudié les vents solaires, des flux de particules chargées émis par le Soleil, ainsi que les poussières interplanétaires, de minuscules grains de matière dispersés dans l’espace. Ces données sont précieuses pour comprendre l’environnement spatial aux confins du système solaire. La sonde se déplace désormais en ligne droite, sans cible spécifique, tout en collectant ces informations essentielles pour les chercheurs.
Après son réveil, *New Horizons* va maintenant se concentrer sur l’étude de l’interaction entre les vents solaires et l’*hydrogène* présent aux limites du système solaire. L’hydrogène est l’élément le plus abondant de l’univers, et son comportement dans cette région pourrait révéler des indices sur la structure et l’évolution de notre système planétaire. La sonde, déjà à 9,5 milliards de kilomètres de la Terre, poursuit ainsi sa mission d’exploration spatiale, bien au-delà de Pluton.

