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L’Union européenne souhaite que le Canada devienne son premier « membre associé »

Le Devoir · mis à jour il y a 4 j

Cette offre de la présidente de la Commission européenne a été accueillie par une ovation des parlementaires européens..

Proposition européenne inédite

Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union européenne, prononcé le 16 septembre 2026 à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé que le Canada devienne le premier membre associé de l’Union européenne (UE). Cette déclaration a été accueillie par une ovation des parlementaires européens présents dans la salle. Le membre associé est un statut particulier qui n’existe pas encore officiellement dans les traités de l’UE, mais qui pourrait permettre au Canada de participer à certaines politiques européennes sans être un membre à part entière. Ursula von der Leyen a souligné que cette proposition visait à renforcer la coopération entre l’Europe et le Canada, notamment dans les domaines du commerce, de la défense et des échanges culturels.

Réaction du Canada

Le premier ministre canadien Mark Carney, présent dans l’auditoire lors du discours d’Ursula von der Leyen, a réagi en se levant pour serrer la main de la présidente de la Commission européenne. Mark Carney, qui était en visite officielle en Europe, a indiqué que le Canada cherchait à renforcer ses liens avec l’UE, en mettant l’accent sur une alliance unique plutôt que sur un simple accord commercial. Il doit prononcer un discours devant le Parlement européen le 17 septembre 2026, à l’invitation de la présidente de cette institution, Roberta Metsola. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, ce qui pousse le Canada à se rapprocher davantage de l’Europe.

Valeurs communes et objectifs

Ursula von der Leyen a mis en avant les valeurs partagées par le Canada et l’UE, telles que la démocratie, les droits de l’homme et une vision commune du monde. Elle a évoqué leur proximité géographique, avec un même océan (l’Atlantique) et des intérêts stratégiques alignés. La présidente de la Commission européenne a insisté sur la nécessité de repenser de toute urgence le partenariat entre les deux blocs, au-delà des accords commerciaux existants. L’objectif est de construire un avenir commun en renforçant la coopération dans des domaines comme la transition écologique, la sécurité et l’innovation technologique.

Contexte politique et économique

Cette proposition intervient dans un contexte où le Canada et l’UE cherchent à diversifier leurs partenariats économiques et politiques. Le Canada, dirigé par Mark Carney depuis 2025, fait face à des tensions commerciales avec les États-Unis, son principal partenaire commercial. L’UE, quant à elle, souhaite renforcer son influence géopolitique face à la montée des tensions internationales. Les deux parties ont déjà un accord de libre-échange en vigueur, l’Accord économique et commercial global (AECG), mais cette nouvelle proposition vise à aller plus loin dans l’intégration. Le Canada étudiait cette option depuis plusieurs jours, comme l’avait rapporté le Wall Street Journal avant l’annonce officielle.

Ce que ça pourrait changer

Pour que le Canada devienne un *membre associé* de l’UE, des négociations devront être engagées entre les deux parties. Ce statut, encore flou dans les traités européens, devra être défini précisément, notamment en ce qui concerne les droits et obligations du Canada. Mark Carney a précisé que le Canada ne cherchait pas à rejoindre l’UE en tant que membre à part entière, mais plutôt à établir une forme de partenariat renforcé. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la faisabilité de cette proposition et les concessions nécessaires de chaque côté. L’enjeu principal reste de concilier les intérêts souverains du Canada avec les exigences de l’UE en matière de règles communes.

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