Diesel à 1, 89 €/L
Certains conducteurs malins s’en tirent à bon compte..
Des automobilistes français vivant près de la frontière espagnole traversent régulièrement cette frontière pour faire le plein de carburant. Par exemple, à Perpignan, le prix du diesel est de 1,99 €/L en France contre 1,73 €/L en Espagne, soit une économie de 26 centimes par litre. À Argelès-sur-Mer, la différence est de 20 centimes entre le gasoil français (2,14 €/L) et espagnol (1,95 €/L). Cette pratique permet des économies significatives, surtout pour les gros rouleurs ou ceux qui habitent dans des zones frontalières. Les conducteurs profitent aussi pour faire leurs courses dans les villes espagnoles voisines comme le Perthus, où les prix des produits de consommation sont également souvent moins élevés qu'en France.
En octobre 2026, les prix des carburants en France sont élevés : le diesel coûte en moyenne 1,89 €/L et l'essence sans plomb 95 environ 1,79 €/L. En Espagne, les tarifs sont plus bas : l'essence sans plomb 95 est à 1,79 €/L et le diesel à 1,89 €/L. Cette différence s'explique en partie par des politiques fiscales distinctes entre les deux pays. Par exemple, l'Espagne a mis en place un plan de 5 milliards d'euros pour réduire la TVA sur les carburants, permettant une baisse temporaire pouvant aller jusqu'à 30 centimes par litre. D'autres pays européens, comme la Suède, le Portugal et l'Italie, ont également adopté des mesures similaires pour atténuer l'impact de la crise énergétique sur les consommateurs.
Les associations de défense des automobilistes, comme la FNA (Fédération Nationale de l'Automobile) et l'association 40 millions d'automobilistes, critiquent la fiscalité française sur les carburants. Elles estiment que les taxes élevées rendent les prix insoutenables pour les usagers et les commerçants. Dans un communiqué, ces organisations dénoncent le fait que l'État reste le principal bénéficiaire de cette fiscalité, au détriment des automobilistes et des professionnels du secteur. Elles appellent à une baisse des taxes ou à des mesures ciblées pour soutenir les ménages et les secteurs dépendants des carburants, comme les transports.
Plusieurs pays européens ont pris des mesures pour réduire le coût des carburants pour les consommateurs. L'Espagne a adopté un plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA, permettant une remise pouvant atteindre 30 centimes par litre. La Suède réduit temporairement ses taxes, offrant une économie d'environ 9 centimes par litre. Le Portugal ajuste ses taxes dès qu'une augmentation dépasse 10 centimes par litre, tandis que l'Italie prévoit une baisse d'environ 25 centimes par litre. En France, aucune mesure générale n'est annoncée pour l'instant, mais le gouvernement propose des aides ciblées pour les secteurs les plus impactés, comme les transports et les gros rouleurs.
En France, les prix des carburants restent élevés en octobre 2026, malgré une légère baisse par rapport aux pics précédents. Le gouvernement n'envisage pas pour l'instant de baisser les taxes ou de généraliser des chèques énergie, contrairement à ce qui avait été fait lors de crises précédentes. Les mesures proposées se concentrent sur des aides ciblées pour les secteurs les plus vulnérables, comme les transporteurs ou les artisans. Cette approche contraste avec celle d'autres pays européens, qui ont opté pour des baisses de taxes plus larges. Les associations de consommateurs et d'automobilistes continuent de faire pression pour une réduction plus significative des coûts à la pompe.

