NapseflowNapseflow
Tech

Le vrai test dans l’espace arrive : Google envoie ses premières puces IA en orbite à bord d’une fusée SpaceX

Numerama · mis à jour 25 sept.

Google enverra quatre de ses puces d'intelligence artificielle en orbite le jeudi 1er octobre, à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX. Il s'agit du premier test en conditions réelles de Project Suncatcher, son projet de data centers spatiaux présenté en novembre 2025..

Premier test IA spatial

Google va envoyer quatre puces d’intelligence artificielle (IA) en orbite terrestre le 1er octobre 2026, à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX. Il s’agit du premier test en conditions réelles de son projet Project Suncatcher, lancé en novembre 2025. Ces puces, appelées TPU (Tensor Processing Units), sont conçues par Google pour faire fonctionner ses modèles d’IA comme Gemini. Elles seront embarquées dans un satellite construit par Planet, une entreprise spécialisée dans les petits satellites d’observation de la Terre. Ce satellite fera partie de la mission Transporter-18 de SpaceX, où plusieurs clients partagent le coût d’un même lancement. L’objectif est de vérifier si ces puces, habituées à fonctionner sur Terre, résistent aux conditions extrêmes de l’espace.

Pourquoi l’espace ?

L’ambition de Google est de déployer à terme des data centers (centres de traitement de données) dans l’espace. L’idée repose sur l’utilisation de satellites en orbite basse, notamment ceux en orbite héliosynchrone aube-crépuscule. Ces orbites permettent aux panneaux solaires des satellites de recevoir la lumière du Soleil presque en continu, produisant jusqu’à huit fois plus d’électricité que sur Terre. Cette énergie pourrait alimenter des puces IA en permanence, contrairement aux data centers terrestres dont la puissance se compte en mégawatts (10 000 fois plus que la capacité du satellite testé). Plusieurs acteurs, comme Nvidia, SpaceX, xAI ou des entreprises chinoises et européennes, explorent cette piste pour réduire les coûts énergétiques ou améliorer les performances.

Prototype minimal

Le prototype envoyé par Google, baptisé MVP (Minimum Viable Product), a la taille d’un réfrigérateur et contient seulement quatre TPU. Sa puissance de calcul équivaut à celle d’un seul serveur de data center terrestre. Les panneaux solaires du satellite ne fournissent qu’environ 1 kilowatt d’électricité, soit assez pour alimenter un sèche-cheveux. Les puces ne pourront fonctionner que par tranches de 15 minutes, puis devront être éteintes pour refroidir. En effet, dans le vide spatial, la chaleur ne peut s’évacuer que par rayonnement, car les ventilateurs sont inefficaces. Google a testé au sol un système de refroidissement utilisant des caloducs (tubes transportant la chaleur) et des radiateurs, mais son efficacité en orbite reste à prouver.

Défis techniques majeurs

Le principal défi est de dissiper la chaleur générée par les puces en orbite. Travis Beals, directeur chez Google, a expliqué que sans air pour évacuer la chaleur, le refroidissement repose uniquement sur le rayonnement thermique. Google a déjà soumis ses puces à des tests extrêmes : des secousses simulant le décollage (50 à 100 fois la gravité terrestre) et des bombardements de protons pour reproduire les radiations cosmiques. Selon les résultats, les puces ont résisté à une dose de radiations supérieure à celle attendue sur cinq ans en orbite. Cependant, refroidir un data center dans l’espace reste un obstacle majeur pour tous les projets similaires.

Ce que ça pourrait changer

Google prévoit une nouvelle étape en 2027 avec deux satellites testant des liaisons laser à très haut débit entre eux. La précision requise pour ces liaisons est comparée à un tir sur une cible de la taille d’une pièce de monnaie, à plusieurs kilomètres de distance, alors que les deux objets sont en mouvement. Avant cela, les tests de l’automne 2026 devraient fournir des enseignements cruciaux sur la viabilité des data centers spatiaux. Travis Beals a souligné que ces essais permettront de valider ou non la faisabilité technique et économique du projet *Suncatcher*, qui pourrait révolutionner l’informatique en orbite.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.