Soupçonnés de préparer un attentat contre une base militaire, 5 Britanniques sont libérés
Les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer le mobile du projet présumé..
Cinq hommes britanniques, âgés de 23 à 25 ans et originaires de Londres, ont été arrêtés dimanche 27 septembre 2026 par la police britannique. Les suspects étaient soupçonnés de préparer un attentat contre la base aérienne de la Royal Air Force (RAF) Fairford, située dans l'ouest de l'Angleterre. Cette base est utilisée par les États-Unis pour des missions militaires, notamment des frappes aériennes contre l'Iran. Les arrestations ont eu lieu après qu'une agricultrice a alerté la police en voyant un groupe d'hommes cagoulés et masqués courir à travers champs en direction de la base. Les véhicules utilisés par les suspects étaient trois grandes camionnettes blanches.
Les cinq hommes arrêtés font toujours l'objet d'une enquête pour des infractions liées au terrorisme et aux explosifs. La police antiterroriste britannique, dirigée par Laurence Taylor, examine plusieurs pistes, dont la possibilité que les suspects aient agi pour le compte d'un État étranger, volontairement ou non. Parmi les hypothèses étudiées figurent une implication de l'Iran, une opération de sabotage russe ou un complot islamiste. Aucune preuve directe n'a encore été rendue publique, et les autorités appellent à la prudence avant de tirer des conclusions. Les suspects ont été libérés sous caution lundi 28 septembre, mais restent sous surveillance.
La base de RAF Fairford abrite des bombardiers américains qui mènent des missions contre l'Iran, ce qui en fait une cible potentielle pour Téhéran. En juillet 2026, les Gardiens de la révolution islamique (une force militaire iranienne) avaient averti le Royaume-Uni que toute base utilisée par les États-Unis pour des attaques serait considérée comme une cible légitime. L'Iran a depuis nié toute implication dans les arrestations, qualifiant les spéculations de malveillantes et de propagande iranophobe. Le gouvernement britannique, conscient de la menace iranienne, a renforcé les mesures de sécurité autour de la base et évacué 85 logements situés dans un périmètre de 400 mètres.
Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a été informé de l'incident et a annulé sa participation à plusieurs événements prévus le dimanche 27 septembre lors d'un congrès du Parti travailliste. Le ministre de la Défense, Wes Streeting, a déclaré que l'Iran et ses alliés représentaient une menace pour le Royaume-Uni, précisant que des tentatives iraniennes pour nuire au pays ou à ses alliés étaient régulièrement déjouées. La Grande-Bretagne a relevé son niveau national de menace terroriste de substantiel à grave en avril 2026, après une série d'incidents antisémites. En mai 2026, le pays a sanctionné 12 personnes et entités liées à l'Iran, accusées de planifier des attaques ou de financer des groupes hostiles.
En réaction aux arrestations, l'ambassade des États-Unis au Royaume-Uni a publié une alerte de sécurité recommandant aux citoyens américains d'être prudents, car les installations liées aux États-Unis pourraient être exposées à un risque accru. À RAF Fairford, la police a déployé un robot de déminage pour inspecter les trois fourgons blancs saisis, tandis que des policiers armés montaient la garde à l'entrée principale. D'autres bases militaires britanniques ont également vu leur sécurité renforcée. Une image diffusée sur les réseaux sociaux semblait montrer les suspects, torse nu et menottés, après leur arrestation, mais Reuters n'a pas pu vérifier l'authenticité de cette photo.

