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Face-à-face : la CAQ et Christine Fréchette au cœur des débats

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 4 j

Le bilan de la première ministre sortante a été la principale cible lors du débat télévisé de TVA..

Contexte du débat

Le 15 septembre 2026, les chefs des principaux partis politiques québécois (CAQ, PQ, PLQ, QS, PCQ) ont participé à un débat télévisé organisé par TVA. Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) et première ministre sortante, y a défendu son bilan face à ses adversaires. La question de la guerre tarifaire avec les États-Unis, sous l’administration de Donald Trump, a été brièvement évoquée en début de débat, mais les échanges se sont rapidement concentrés sur le bilan économique et social du gouvernement sortant. La CAQ, dirigée jusqu’alors par François Legault, est présentée comme un parti stable, tandis que ses adversaires critiquent ses résultats sur plusieurs dossiers clés comme l’immigration, le logement ou les transferts fédéraux en santé.

Critiques du bilan CAQ

Les chefs de l’opposition ont attaqué le bilan de la CAQ sur plusieurs fronts. Charles Milliard (PLQ) a pointé du doigt trois échecs majeurs : le projet Northvolt (usine de batteries électriques), l’entreprise Nemaska (batteries lithium-ion) et le SIFA (Stratégie d’investissement pour l’avenir), des dossiers où le gouvernement aurait selon lui échoué. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a souligné que les transferts fédéraux en santé, estimés à 1 milliard de dollars au lieu des 6 milliards demandés, étaient insuffisants. Éric Duhaime (PCQ) a critiqué l’immigration sous Christine Fréchette, accusant son ministère d’avoir favorisé une arrivée massive de nouveaux arrivants, aggravant selon lui les crises du logement et des services publics. Ruba Ghazal (QS) a dénoncé l’inaction du gouvernement face à la crise du logement. Christine Fréchette a répondu que son parti avait aussi des réalisations à mettre en avant et qu’elle incarnait un changement par rapport à son prédécesseur.

Position sur l'indépendance

Le référendum sur l’indépendance du Québec a été abordé, notamment par Charles Milliard (PLQ), qui a reproché à Christine Fréchette de ne pas avoir clarifié sa position sur l’avenir politique du Québec. Milliard a déclaré être le seul fédéraliste dans la salle, critiquant l’ambiguïté de la CAQ sur ce sujet. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a évoqué une collaboration avec Mark Carney (ancien gouverneur de la Banque du Canada) pour défendre les intérêts du Québec, tandis que Milliard a rejeté l’idée d’un « patron » fédéral. Ruba Ghazal (QS) a défendu la nécessité d’une assemblée constituante pour rédiger une constitution québécoise souveraine, avec un budget de 840 millions de dollars sur quatre ans. Fréchette a insisté sur la stabilité politique, affirmant qu’un référendum ajouterait une couche d’incertitude économique déjà présente en raison des tensions commerciales avec les États-Unis.

Débat sur l'immigration

L’immigration a été un sujet clivant entre Éric Duhaime (PCQ) et Ruba Ghazal (QS). Duhaime a critiqué une immigration qu’il qualifie d’incontrôlée, estimant qu’elle a contribué aux crises du logement et des services publics. Il a cité l’exemple des demandeurs d’asile, estimant que certains profitent de services (soins dentaires, aide juridique) auxquels les Québécois n’auraient pas accès. Ghazal a défendu une immigration intégrée et francophone pour répondre aux défis démographiques, tout en reconnaissant la nécessité de mieux gérer l’accueil des nouveaux arrivants. Les deux partis s’accordent sur le fait que le Québec est un peuple accueillant, mais leurs visions divergent radicalement sur les moyens d’y parvenir.

Ce que ça pourrait changer

Christine Fréchette, première ministre sortante et cheffe de la CAQ, a tenté de se distancier de son prédécesseur François Legault dès le début du débat en déclarant : *« Je ne suis pas François Legault, je suis Christine Fréchette, et je viens avec ma propre façon de faire. »* Elle a insisté sur son *style de leadership*, son appartenance à la génération X et son statut de femme pour incarner un changement. Face aux critiques, elle a défendu l’équilibre entre les réalisations et les échecs de son gouvernement, affirmant avoir effectué un *virage* dans la gestion du parti. Lorsqu’un journaliste lui a demandé si François Legault était son principal adversaire, elle a répondu : *« Non, c’est Donald Trump »*, soulignant que les tensions commerciales avec les États-Unis étaient sa priorité absolue.

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