NapseflowNapseflow
Généraliste

La fermeture du chemin Roxham a accru le danger à la frontière, dit la GRC

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

La GRC a constaté une présence plus marquée de passeurs associés à des réseaux criminels..

Chemin Roxham clé

Le chemin Roxham était un point de passage irrégulier situé entre Saint-Bernard-de-Lacolle au Québec et Champlain dans l’État de New York, utilisé par les migrants pour entrer au Canada. Entre 2017 et 2023, plus de 113 000 demandeurs d’asile y ont été interceptés, ce qui en faisait le passage le plus fréquenté pour ce type de migration au Canada. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) y avait installé des installations temporaires pour effectuer des vérifications de sécurité. Le sergent Daniel Dubois, responsable intérimaire de la patrouille frontalière du secteur Champlain, explique que ce chemin facilitait la sécurité des migrants et des policiers, car il limitait leur exposition aux éléments naturels et aux dangers de la traversée en pleine nature.

Fermeture et risques accrus

La fermeture du chemin Roxham en mars 2023, décidée dans le cadre d’une modification de l’Entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis, a entraîné une augmentation des dangers pour les migrants et les forces de l’ordre. Désormais, les demandeurs d’asile doivent traverser des zones plus vastes et moins accessibles, ce qui les expose davantage aux conditions climatiques extrêmes comme les grands froids. Le sergent Dubois souligne que la GRC doit désormais effectuer davantage de recherches pour localiser des personnes perdues en forêt, ce qui mobilise des ressources policières supplémentaires. Par exemple, en 2025, près de 1800 demandeurs d’asile ont été interceptés alors qu’ils franchissaient la frontière de façon irrégulière.

Entente sur les tiers pays sûrs

L’Entente sur les tiers pays sûrs est un accord signé entre le Canada et les États-Unis qui stipule qu’un migrant doit présenter sa demande d’asile dans le premier pays où il arrive, sous peine d’être refoulé. Initialement, cette entente ne s’appliquait qu’aux postes frontières officiels, mais en mars 2023, elle a été étendue à l’ensemble de la frontière terrestre. Cette modification visait à réduire le nombre de migrants entrant irrégulièrement au Canada via des points comme le chemin Roxham, où ils pouvaient auparavant déposer une demande d’asile même en arrivant des États-Unis. Le premier ministre Mark Carney a réaffirmé en juin 2026 le maintien de cet accord, malgré les critiques sur les conditions de sécurité aux États-Unis.

Montée des passeurs criminels

Depuis la fermeture du chemin Roxham, la présence de passeurs associés à des réseaux criminels organisés a fortement augmenté à la frontière canado-américaine. Ces passeurs, souvent rémunérés entre 300 $ et 500 $ par migrant, transportent des inconnus contre rémunération, contrairement aux passeurs familiaux des années précédentes. Un avocat criminaliste de Plattsburgh, Me David Gervais, confirme cette évolution et souligne que le crime organisé a identifié un marché lucratif dans l’immigration irrégulière. Cette situation crée des tensions, car les agents de la GRC doivent gérer des interventions musclées, parfois visibles par les citoyens, en raison de la difficulté à distinguer les passeurs des migrants.

Surveillance technologique renforcée

Pour compenser la fermeture du chemin Roxham, le gouvernement canadien a mis en place un arsenal de surveillance technologique à la frontière, incluant des hélicoptères Black Hawk et des drones. Ces mesures visent à rendre la frontière plus étanche, mais n’ont pas empêché certaines tentatives de passage irrégulier. En 2025, près de 1800 demandeurs d’asile ont été interceptés lors de traversées irrégulières. Malgré ces dispositifs, les résidents de la région de la Montérégie rapportent des interventions de la GRC sur des terrains privés, où la présence de passeurs criminalisés inquiète davantage que celle des migrants eux-mêmes.

Ce que ça pourrait changer

La validité de l’*Entente sur les tiers pays sûrs* est contestée par des organisations comme Amnistie internationale et le Conseil canadien pour les réfugiés, qui estiment que les États-Unis ne sont pas un pays sécuritaire pour les réfugiés. Cette critique s’appuie sur les pratiques américaines, comme les arrestations massives de migrants par des agents masqués et les détentions dans des conditions jugées inacceptables. En juin 2026, ces groupes ont annoncé une nouvelle contestation judiciaire pour faire invalider l’entente. La Cour suprême du Canada avait pourtant statué en 2023 que l’accord était constitutionnel, mais le débat sur la sécurité des réfugiés aux États-Unis persiste.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.