À Métoula, dans le nord d’Israël
Après trois ans de fermeture en raison de deux conflits avec le Hezbollah libanais, en 2024, puis en 2026, l’école de cette petite localité située à quelques encablures de la frontière libanaise a accueilli à nouveau ses élèves mardi 1er septembre. Mais la joie du retour est teintée de craintes, raconte le quotidien “Ha’Aretz”..
Métoula est une petite localité située dans le nord d’Israël, à proximité immédiate de la frontière avec le Liban. Cette région est régulièrement exposée à des tensions géopolitiques en raison de conflits récurrents entre Israël et le Hezbollah, un groupe armé libanais soutenu par l’Iran. Métoula se trouve à quelques kilomètres seulement de la frontière libanaise, ce qui en fait une zone particulièrement vulnérable aux échanges de tirs ou aux attaques. La ville, perchée en altitude, est connue pour son paysage et son climat méditerranéen, mais aussi pour son isolement relatif dû à sa position frontalière. Ce contexte explique pourquoi les habitants et les infrastructures locales, comme l’école, sont directement impactés par les crises régionales.
L’école de Métoula a été fermée pendant trois ans en raison de deux conflits majeurs entre Israël et le Hezbollah, survenus en 2024 puis en 2026. Ces affrontements ont entraîné des destructions partielles dans la ville et rendu l’accès aux bâtiments publics dangereux, notamment pour les enfants. Pendant cette période, les élèves de Métoula ont dû se rendre dans une école voisine, celle du kibboutz Kfar Giladi, situé à quelques kilomètres. Cette solution temporaire a permis de maintenir une scolarité, mais elle a aussi créé des difficultés logistiques et émotionnelles pour les familles, obligées de faire la navette entre les deux localités. La réouverture de l’école de Métoula marque donc un retour à une forme de normalité, même si les craintes liées à la situation sécuritaire persistent.
Le 1er septembre 2026, l’école de Métoula a rouvert ses portes pour la rentrée scolaire, marquant le début d’une nouvelle année pour les élèves. Cette réouverture est présentée comme un geste symbolique de renouveau par Ida Zinger, la directrice de l’établissement. Elle souligne que certains enfants, même parmi les plus grands, n’avaient jamais connu l’école ouverte en temps normal, en raison des fermetures répétées. Pour pallier la faible fréquentation actuelle, plusieurs niveaux scolaires seront regroupés dans une même classe, une mesure temporaire pour maintenir un enseignement malgré les effectifs réduits. Cette organisation reflète les défis immédiats auxquels l’école doit faire face après des années de perturbations.
Les parents des élèves de Métoula ont exprimé une émotion forte à l’idée de retrouver l’école locale après trois ans d’absence. Riki Gino Roizer, dont le fils Amos entre en CM2, a décrit son soulagement et sa joie en voyant son enfant réintégrer l’établissement. Elle a rappelé que son fils avait commencé sa scolarité à Métoula avant le début des conflits, ce qui rend cette réouverture d’autant plus significative. Cependant, cette joie est tempérée par les craintes liées à la situation sécuritaire dans la région. Les habitants, qui ont commencé à réintégrer leurs logements en mars 2026, travaillent activement à la reconstruction de la ville, partiellement détruite par les combats. Malgré ces efforts, l’incertitude persiste quant à la stabilité future de la zone.
La réouverture de l’école s’inscrit dans un contexte plus large de reconstruction pour Métoula, une ville partiellement détruite par les conflits de 2024 et 2026. Les habitants ont commencé à revenir dans la localité dès mars 2026, mais les dégâts matériels restent importants. La reconstruction des infrastructures, comme les routes, les logements et les équipements publics, est une priorité pour permettre aux familles de reprendre une vie normale. Cependant, cette tâche est complexe en raison de la proximité de la frontière libanaise et des risques persistants de nouvelles escalades militaires. La réouverture de l’école est donc à la fois un symbole de résilience et un rappel des défis encore à relever pour la communauté locale.
Le Hezbollah est un groupe armé chiite basé au Liban, créé en 1982 avec le soutien de l’Iran. Il est considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays, dont les États-Unis, Israël et certains pays européens. Le Hezbollah est engagé dans un conflit larvé avec Israël depuis des décennies, notamment à travers des échanges de tirs transfrontaliers ou des attaques indirectes. Dans le contexte de l’article, le Hezbollah est responsable de deux conflits majeurs en 2024 et 2026, qui ont entraîné la fermeture de l’école de Métoula et des destructions dans la ville. Son rôle dans la région illustre les tensions géopolitiques persistantes entre Israël et ses voisins, ainsi que les répercussions locales sur les populations civiles.

