Bouleversée par la découverte d’un bébé dans un campement, Martinez Ferrada est prête à intervenir
La mairesse a qualifié de «bouleversante et inacceptable» cette découverte dans un campement de la rue Notre-Dame..
Le 11 septembre 2026, les services de police de Montréal (SPVM) ont été alertés par un appel au 911 signalant une situation nébuleuse (incertaine ou suspecte) sur la rue Sainte-Catherine Est, dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Après enquête, les policiers ont localisé une femme accompagnée d'un enfant d'un an vivant dans un campement de personnes itinérantes situé le long de la rue Notre-Dame. Plusieurs éléments inquiétants ont été observés, poussant les agents à alerter la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), un organisme public québécois chargé de protéger les mineurs en danger. L'enfant a ensuite été confié à un membre de sa famille et se porte bien. Aucune arrestation n'a été effectuée, mais une enquête conjointe entre le SPVM et la DPJ est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette situation.
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a qualifié cette découverte de « bouleversante et inacceptable ». Elle a exprimé sa volonté d'utiliser ses options légales pour intervenir sur la friche où se trouve le campement, une zone appartenant au ministère des Transports du Québec (MTQ). Martinez Ferrada a critiqué l'inaction du gouvernement provincial face à la crise de l'itinérance, soulignant que des enfants ne devraient pas vivre dans de telles conditions. Elle a annoncé son intention de rencontrer la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, et le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, pour discuter de solutions concrètes. Ces deux partis n'avaient pas encore rencontré la mairesse dans le cadre de la campagne électorale en cours.
La situation met en lumière la crise de l'itinérance à Montréal, un enjeu majeur qui dépasse les compétences municipales. La mairesse a rappelé que les villes ne peuvent pas résoudre ce problème seules, exigeant des engagements concrets de la part des candidats aux élections provinciales. Ericka Alneus, cheffe du parti Projet Montréal (opposition officielle à l'Hôtel de Ville), a critiqué l'absence de mesures immédiates des partis politiques. Son parti propose notamment de mettre à disposition 30 habitations modulaires inutilisées par la Ville pour héberger des parents et femmes enceintes en situation d'itinérance. Cette proposition vise à offrir des solutions temporaires en attendant des politiques plus structurelles.
Plusieurs acteurs interviennent dans cette affaire. Le *Service de police de la Ville de Montréal* (SPVM) a joué un rôle central en identifiant la situation et en alertant la DPJ. La *Direction de la protection de la jeunesse* (DPJ) est responsable de la protection des mineurs et a pris en charge l'enfant pour assurer sa sécurité. Le *ministère des Transports du Québec* (MTQ) est propriétaire du terrain où se trouve le campement, mais n'a pas encore agi pour résoudre la situation. Enfin, la mairesse Soraya Martinez Ferrada, élue locale, tente de mobiliser les acteurs provinciaux, tandis que les partis politiques (CAQ, PQ, Projet Montréal) sont interpellés pour proposer des solutions durables à la crise de l'itinérance.

