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Bruno Vellas, gériatre : « Une personne de 70 ans possède aujourd'hui des capacités comparables à celles d’une personne de 60 ans il y a 20 ans. »

Science & Vie · mis à jour il y a 16 j

Avec l’âge, certaines capacités déclinent bien avant l’apparition d’une maladie. La gériatrie cherche désormais à repérer ces pertes dès la cinquantaine pour préserver plus longtemps mobilité, mémoire, vitalité et autonomie..

Vieillissement en bonne santé

Bruno Vellas, gériatre reconnu, souligne une évolution majeure dans la perception du vieillissement. Selon lui, une personne de 70 ans aujourd’hui possède des capacités physiques et cognitives comparables à celles d’une personne de 60 ans il y a 20 ans. Cette observation s’appuie sur des avancées médicales et des modes de vie améliorés. La gériatrie est la branche de la médecine qui étudie les maladies liées à l’âge et cherche à préserver l’autonomie des seniors. Elle ne se limite pas à soigner les maladies, mais vise aussi à anticiper les pertes de mobilité, de mémoire ou de vitalité. Cette discipline prend en compte des facteurs comme l’alimentation, l’activité physique ou la stimulation cognitive pour ralentir le déclin naturel lié à l’âge.

Déclin précoce des capacités

Le déclin de certaines capacités commence souvent bien avant l’apparition de maladies. Des études montrent que des pertes de mobilité, de mémoire ou de vitalité peuvent survenir dès la cinquantaine. Ces changements sont progressifs et passent parfois inaperçus, car ils sont confondus avec les effets normaux du vieillissement. La gériatrie cherche désormais à identifier ces signes précoces pour agir avant qu’ils n’impactent durablement l’autonomie. L’objectif est de repérer ces baisses de performance dès 50 ans, afin de mettre en place des stratégies de prévention adaptées. Cela inclut des bilans réguliers, des exercices ciblés ou des ajustements du mode de vie.

Ce que ça pourrait changer

La prévention devient un pilier de la gériatrie moderne. Plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes, les spécialistes encouragent une approche proactive pour maintenir l’autonomie le plus longtemps possible. Cela passe par des interventions précoces, comme des programmes d’exercices physiques, des régimes alimentaires équilibrés ou des activités stimulant le cerveau. L’enjeu est de retarder l’entrée en dépendance, un phénomène qui coûte cher à la société et impacte fortement la qualité de vie des individus. En France, où la part des seniors augmente, ces stratégies pourraient réduire la pression sur les systèmes de santé et les aidants familiaux.

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