C’est aux États-Unis de décider d’arrêter ou non la guerre avec l’Iran, dit Pezeshkian
L’Iran ne cherche pas la guerre, mais il est résolu à se défendre, a affirmé le président iranien..
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran ne cherchait pas à déclencher une guerre, mais qu’il était prêt à se défendre de manière déterminée face à toute attaque. Il a souligné que c’est aux États-Unis, et non à l’Iran, de décider d’arrêter ou de poursuivre le conflit actuel. Selon lui, l’Iran n’a jamais initié de guerre et répondrait avec force si les hostilités devaient continuer. Ces propos ont été tenus lors d’un entretien avec la chaîne américaine Fox News, à New York, dans le cadre de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2026. Le président iranien a également rappelé que des discussions entre responsables iraniens et américains avaient eu lieu récemment à New York, sans préciser leur contenu ou leur issue.
Massoud Pezeshkian a mentionné qu’un accord de principe avait été signé en juin 2026 entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin au conflit. Cet accord, selon lui, reste valable et l’Iran souhaite toujours avancer dans cette direction. Cependant, il a critiqué les pressions exercées par Washington pour forcer Téhéran à capituler en dehors du cadre légal du droit international, ce qu’il juge impossible. Le président iranien a précisé que les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues prochainement, n’influenceraient pas la position de l’Iran, contrairement à ce qu’a suggéré le président américain Donald Trump. L’Iran insiste donc sur le respect des engagements pris dans cet accord, malgré les tensions persistantes.
En février 2026, les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, déclenchant une escalade militaire. En réponse, l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite une grande partie du pétrole mondial. Ce détroit, situé entre l’Iran et Oman, est une voie maritime essentielle pour le transport des hydrocarbures, reliant le golfe Persique au golfe d’Oman. Environ 20 à 30 % du pétrole mondial transite par cette route, ce qui en fait un enjeu géopolitique majeur. Le blocage de ce détroit est souvent utilisé comme levier de pression par l’Iran dans les conflits régionaux.
Le président iranien a réaffirmé que l’Iran ne cherchait pas à se doter de l’arme nucléaire, malgré les soupçons exprimés par les États-Unis, Israël et leurs alliés occidentaux. Il a précisé que le pays possède un stock d’uranium enrichi à 20 % et 60 %, des niveaux bien supérieurs à ceux nécessaires pour un usage civil. L’enrichissement de l’uranium à plus de 90 % est généralement requis pour fabriquer une bombe atomique, mais l’Iran affirme que ses activités nucléaires restent pacifiques. Les tensions autour du programme nucléaire iranien ont été un des principaux motifs des attaques américano-israéliennes contre le pays.
Massoud Pezeshkian a révélé avoir rencontré le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, pour une durée d’environ sept heures, il y a environ un mois. Il a confirmé que le guide suprême était en bonne santé, répondant ainsi à des spéculations récentes. Le guide suprême est la plus haute autorité politique et religieuse en Iran, jouant un rôle clé dans les décisions stratégiques du pays. Cette rencontre pourrait indiquer une coordination entre le président et le guide suprême sur les questions de politique étrangère et de défense, notamment dans le contexte du conflit actuel avec les États-Unis.

