Un micro caché dans du papier toilette chez OpenAI : un ingénieur saoudien arrêté par le FBI
Un ingénieur d’OpenAI a été arrêté après la découverte d’un dispositif d’écoute dans une salle de réunion de la direction. L’entreprise affirme que ses propres modèles ont contribué à l’identifier, tandis que plusieurs questions restent ouvertes sur les motivations du suspect..
Le 30 septembre 2026, un dispositif d’écoute clandestin a été découvert dans une salle de réunion stratégique d’OpenAI, à San Francisco. L’appareil était dissimulé derrière un téléviseur et, selon les autorités, également caché dans du papier toilette ou du sopalin. Ce type d’enregistreur, appelé micro espion ou dispositif d’écoute clandestin, permet de capter des conversations sans être détecté. La salle concernée est un lieu où se prennent des décisions confidentielles sur les recherches, les futurs produits et la stratégie de l’entreprise, créatrice du célèbre chatbot ChatGPT. Les données enregistrées étaient chiffrées, c’est-à-dire protégées par un système de cryptage rendant leur lecture impossible sans la clé de déchiffrement. Aucune information n’a fuité sur le contenu des enregistrements.
Le 9 octobre 2026, le FBI a arrêté Abdulrahman Alfozan, un ingénieur saoudien de 35 ans employé par OpenAI depuis juillet 2025. Il est soupçonné d’avoir installé le micro espion. Les enquêteurs ont retrouvé des images de vidéosurveillance montrant Alfozan à proximité de la salle de réunion à plusieurs reprises avant la découverte du dispositif, alors qu’il n’y avait pas accès ni ne participait aux réunions. Le 5 octobre, il aurait été filmé en train de regarder derrière le téléviseur, où était caché l’enregistreur. Un second appareil similaire a été retrouvé le même jour dans un sac abandonné, contenant également ses papiers d’identité. Alfozan a comparu devant la justice fédérale le 13 octobre et est poursuivi pour interception ou tentative d’interception de communications orales. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à cinq ans de prison, 250 000 dollars d’amende et trois ans de liberté surveillée.
OpenAI affirme avoir utilisé ses propres modèles d’intelligence artificielle pour aider à identifier l’ingénieur responsable de l’installation du micro espion. L’entreprise présente cette affaire comme un exemple de la manière dont ses technologies peuvent contribuer à la sécurité. Cependant, les détails précis sur le rôle de l’IA dans l’enquête restent flous : OpenAI ne précise ni les modèles utilisés ni les informations qu’ils ont permis de découvrir. Les éléments concrets, comme les images de vidéosurveillance ou le second appareil retrouvé, ont également joué un rôle clé dans l’identification du suspect. L’IA désigne ici des systèmes informatiques capables d’analyser des données, de détecter des anomalies ou de traiter des informations pour assister les humains dans des tâches complexes.
Les autorités américaines indiquent que Abdulrahman Alfozan s’était renseigné sur les salles de réunion des dirigeants d’OpenAI à l’aide d’un outil de productivité, un logiciel conçu pour optimiser l’organisation du travail. De plus, un compte de chatbot associé à son épouse aurait posé des questions sur la fabrication et la dissimulation d’un enregistreur, l’écoute à distance et le chiffrement des données. Certaines requêtes mentionnaient même l’adresse MAC, un identifiant unique attribué à chaque appareil connecté à un réseau, correspondant à celui du micro espion retrouvé. Ces éléments suggèrent une préparation méthodique de l’espionnage, bien que les motivations exactes d’Alfozan ne soient pas encore connues. Aucune preuve publique ne lie directement ce dernier à un État étranger, comme l’Arabie saoudite, dont il est originaire.
Le FBI a souligné l’importance de protéger les technologies d’intelligence artificielle américaines, qualifiant cette affaire de priorité en matière de contre-espionnage. Le directeur du FBI, Kash Patel, a insisté sur la nécessité de sécuriser les avancées technologiques stratégiques. OpenAI a déclaré n’avoir aucun indice d’accès illégal à ses modèles, son code source ou les données de ses clients. L’entreprise a licencié Abdulrahman Alfozan. Cette affaire met en lumière les risques liés à l’espionnage industriel dans le secteur de l’IA, où la confidentialité des données et des innovations est cruciale. Elle illustre également l’utilisation croissante de l’IA dans la détection de menaces, bien que ses limites dans cette enquête restent à préciser.

