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Géopolitique

Les démocrates se dirigent-ils vers une victoire écrasante aux élections de mi-mandat ?

Le Grand Continent · mis à jour 3 oct.

À un mois du scrutin du 3 novembre, les sondages sont presque unanimes et Donald Trump semble faire l’objet d’un rejet historique L’article Les démocrates se dirigent-ils vers une victoire écrasante aux élections de mi-mandat ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Contexte électoral

Les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues le 3 novembre 2026, opposent les démocrates aux républicains. Ces élections, qui ont lieu à mi-chemin du mandat présidentiel, permettent de renouveler l'ensemble de la Chambre des représentants (435 sièges) et un tiers du Sénat (35 sièges sur 100). Traditionnellement, le parti du président en exercice perd des sièges lors de ces scrutins. Depuis la Seconde Guerre mondiale, cela s'est produit 18 fois sur 20, sauf en 1998 et 2002, sous des présidents très populaires. Donald Trump, dont l'impopularité atteint des niveaux records, ne bénéficie pas de cette exception. Les démocrates semblent donc favoris pour reprendre le contrôle de la Chambre et pourraient obtenir la majorité au Sénat.

Avantage démocrate

Plusieurs agrégateurs de sondages, comme Nate Silver et Fifty PlusOne, donnent une avance significative aux démocrates. Fifty PlusOne estime que les démocrates obtiennent 50,8 % des intentions de vote contre 43,1 % pour les républicains, avec une avance de 8 points. Ce modèle attribue 99 % de chances aux démocrates de reprendre la Chambre des représentants. Pour le Sénat, les démocrates ont 73 % de chances d'obtenir la majorité, bien que les États disputés soient moins nombreux que prévu. Par exemple, en Caroline du Nord, l'écart dépasse l'erreur statistique, et des États comme le Texas ou l'Ohio sont au coude-à-coude. Les démocrates détiennent actuellement 47 sièges au Sénat et doivent en remporter quatre pour atteindre la majorité de 51 sièges, le vice-président J.D. Vance pouvant départager en cas d'égalité.

Rejet de Trump

L'impopularité de Donald Trump atteint des niveaux historiques. Plusieurs instituts de sondage enregistrent son plus bas niveau d'approbation depuis le début de sa carrière politique, tous mandats confondus. Environ 60 % des républicains désapprouvent sa manière de gouverner, contre 50 % en avril 2026. Un électeur sur cinq ayant voté pour lui en 2024 regrette désormais son choix. Les électeurs latinos, qui s'étaient tournés vers Trump en 2024, reviennent massivement vers les démocrates, notamment au Texas et en Floride. Cette désaffection s'explique en partie par la hausse du coût de la vie et une perception négative de sa gestion économique. Les primaires démocrates de 2026 ont également attiré bien plus d'électeurs que celles des républicains, un indicateur historique favorable aux démocrates.

Méthode des sondages

Les sondages américains utilisent désormais principalement des panels en ligne plutôt que des appels téléphoniques, car ces derniers obtiennent de moins en moins de réponses. Cependant, cette méthode pose un problème : les participants aux sondages en ligne ne représentent pas toujours fidèlement l'électorat. Les instituts ajustent leurs échantillons en fonction de critères comme l'âge ou le revenu, mais ne peuvent pas déterminer avec précision la répartition des électeurs entre les deux camps. Pour limiter ces biais, les modèles agrègent plusieurs sondages et les comparent aux résultats réels. Cette année, la participation élevée aux primaires démocrates suggère une avance de 13 points pour les démocrates en novembre, soit une marge supérieure aux 8 points indiqués par les sondages classiques. Cette différence illustre les limites des méthodes traditionnelles.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette dynamique défavorable, les cercles proches de Donald Trump, notamment ceux du mouvement *MAGA* (*Make America Great Again*), se préparent à contester une éventuelle défaite. Des préparatifs, y compris violents, sont évoqués pour contester les résultats, comme l'instauration de l'état d'urgence ou l'application de la loi martiale. Les républicains ont également utilisé une technique appelée *gerrymandering* pour redessiner les circonscriptions électorales en leur faveur. Cette méthode consiste à modifier les limites des circonscriptions pour avantager un parti lors des élections. Malgré ces efforts, une avance de 3,5 points devrait suffire aux démocrates pour reprendre la Chambre des représentants. Les républicains espèrent cependant limiter les pertes au Sénat, où la bataille est plus serrée.

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